Le Cheval et le Lion*

Un vieux lion qui ne pouvoit plus chasser avec la même vitesse quauparavant, eut appétit dun Cheval quil rencontra sur son chemin. Il lui vint dans lidée de représenter un médecin, et de sin­former de la santé du cheval. Le cheval rémar­quant les mauvaises intentions du lion, répon­dit: quil ne se portait pas bien du tout, parce- quil sétoit mis une épine dans le pied, qui lui faisait beaucoup de douleurs. Le lion, soffra dabord de la lui arracher; le cheval accepta son offre, et se mit en position. Quand le lion sap­procha pour arracher lépine, le cheval lui appli­qua avec le pied étendu , un coup serré sur le front ; il prit alors la fuite, et laissa le lion dans un état pitoiable, et plein de désespoir d'avoir manqué sc,n projet.

M o r a l e.

Les trompeurs séront souvent trompés eux mêmes , pour leur punition.

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xxxr.

Trente-uniéme Fable,