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manque un bon pial de dessert pour remplacer le cabiai de Franz. »
A ces mots, Jack et Franz coururent à leurs gibecières et firent paraître, sur la table, des trésors dérobés jusque-là \ tous les regards.
« Tiens, » dit Jack en plaçant devant son frère une magnifique noix de coco et quelques pommes d’une espèce inconnue, d’un vert pâle, et dont le parfum se rapprochait de celui de la cannelle.
Ernest perdit un peu contenance, tandis que les enfans couraient çà et là en se frottant- les mains avec une joie malicieuse.
«Bravo! mes enfans, m’écriai-je; mais quels sont ces nouveaux fruits? Est-ce un ananas que Jack nous apporte? Avez-vous goûté cette nouvelle production?
Jack. Non vraiment, quoique j’en eusse bonne envie. Mais Fritz m’a conseillé d’attendre que maître Knips nous eût donné l’exemple, vu que ces belles pommes pourraient bien être le fruit du mancenillier. »
Je louai hautement la prudence de Fritz; mais, en ouvrant une des pommes, je reconnus clairement qu’elle n’avait aucun rapport avec le fruit du mancenillier, qui ressemble à nos pommes d'Europe et renferme une pierre au lieu de pépins. D’ailleurs leur grosseur et leur parfum ne permettaient pas de douter plus longtemps.
Pendant que j’expliquais ces détails sur la première moitié de la pomme, le friand Knips, qui s’était glissé à mes côtés sans être aperçu, s’empara de la seconde, et sa

