SUISSE. 119

par sélancer dans un épais taillis, d jentendis sortir aussitôt un grognement hostile.

Regardant alors avec précaution, japerçus notre vieille truie entourée de huit petits cochons denviron deux mois.Toute la troupe était sur la défensive, tenant les chiens en respect à laide dune formidable rangée de dents menaçantes. Mais leur méfait mavait tellement exaspéré, que je ne pus m'cmpèchcr de décharger moa fusil à deux coups au milieu de la troupe. Jeus le bonheur den abattre trois, et le reste disparut bientôt dans le taillis.

Après avoir rappelé les chiens, qui se mettaient en de­voir de continuer la chasse, je leur abandonnai les trois tètes, et je chargeai mon butin sur le traîneau, sans trop menorgueillir dune victoire que je devais à un accès de colère peu honorable pour mon sang-froid.

Je ne tardai pas à arriver au terme de mon voyage, et il reprendre le chemin de Falken-Horst avec une bonne pro­vision dargile.

CHAPITRE XI.

Le Moulin à gruau. Le Caïak. La Vache marine.

Je fus de retour long-temps avant les enfans, quoî- quayant manqué lheure du dîner aussi bien queux. Cest pourquoi je priai ma femme de nous préparer pour le sou­per un bon rôti de cochon. Ernest et moi nous lui servî­mes daides de cuisine. Lun des cochons fut mis en état de