Fritz. Les premières feuilles venues suffiront, pourvu qu'-elles soient grandes et solides.
Mot. Ya pour demain, car aujourd’hui nous avons encore bien à faire. Il faut d’abord élever une hutte ; ensuite il faudra dépouiller ceux des cochons qui sont demeurés entiers, saler les autres et les suspendre dans la hutte. Toute cette longue besogne nous retiendra bien ici une couple de jours.
Jack et Franz. Tant mieux, c’est un si bon endroit! Par où allons-nous commencer, mon cher père?
Moi. Vous pouvez rassembler des pieux et des branchages pour la construction de la hutte, tandis que votre mère et moi nous nous occuperons de la salaison. »
Après un repas tout-à-fait militaire, nous nous mîmes 5 la besogne. Mais bientôt l’épaisse fumée qui remplit la cabane, lorsque nous eûmes commencé à présenter au feu la peau de nos cochons, força chacun d’abandonner précipitamment sa tâche pour aller respirer au grand air. Je par-
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son voisin. Au reste, nous ne rencontrerons pas de si tôt une occasion pareille. Et d’ailleurs il n’y a pas de mal à diminuer le nombre de ces maraudeurs dont la présence est funeste à nos cannes à sucre, et qui finiraient pas détruire cette importante plantation. Nous salerons les plus gras, et le reste nourrira nos fidèles compagnons de chasse.
Fritz. Cher père, voulez-vous me permettre de vous régaler demain avec un rôti à la manière de Taïti.
Ernest. Mais il te faudrait des feuilles de bananier.
tageai les animaux par quartiers, en remarquant que le lard ne se trouvait pas immédiatement sous la peau comme

