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Mais, avant tout, commencez par retenir les chiens; car les animaux se défient plus encore du chien que de lhomme. Si les autruches senvolent avant que nous soyons â portée, vous lâcherez la meute ctFiitz déchaperonnera son ai­gle. Leurs efforts réunis parviendront peut-être à arrêter un des fuyards, de manière à nous donner le temps dac­courir. Mais je vous recommande encore une fois l'autru­che blanche, car son plumage est plus précieux et son ser­vice plus utile.

Après nous être séparés, nous continuâmes â nous avancer pas à pas vers les animaux sans défiance, en faisant nos efforts pour leur dérober notre marche. Mais, par­venus à environ deux cents pas, il devint impossible dé­chapper plus long-temps à leurs regards : la troupe com­mença alors à manifester une certaine agitation. Nous finies halte en retenant les chiens près de nous. Les autru­ches, tranquillisées par notre silence, firent quelques pas vers nous en manifestant leur surprise par des mouvemens comiques de la tête et du cou. Sans limpatience de nos chiens, je crois que nous aurions pu les approcher assez pour jeter nos lazos. Mais les chiens étant parvenus à sé­chapper ou à briser leurs liens, toute la meute sélança sur le mâle qui sétait avancé bravement ù quelques pas en avant du reste de la troupe.

A cette attaque imprévue les pauvres animaux prirent la fuite avec la rapidité dun tourbillon emporté par le vent ; cest à peine si on les voyait toucher la terre. Leurs grandes ailes, étendues comme des voiles gonflées par le Yent, ajou­taient encore à la rapidi' ' de leur course.