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franchir d'un bond notre impuissante muraille. Entm, comme le sable ne portait aucune trace récente qui indi­quât linvasion des antilopes ou des gazelles, nous prîmes la précaution d'effacer nos propres traces, afin d'être avertis du passage des animauxqui pourraient à l'avenirs'échapper de la vallée, ou sy introduire par cette voie.

Puis la caravane reprit lentement sa route, afin d'at­teindre au moins la ferme avant lobscurité, puisquil était devenu impossible de pousser plus loin ce jour-. En passant près de la plantation de cannes ü sucre, je fis ra­masser la chair des pécaris, qui se trouvait parfaitement conservée. Nous noubliâmes pas non plus de nous pour­voir d'un certain nombre de cannes, et nous poursuivîmes notre route, au clair de la lune, malgré ma répugnance habituelle pour les marches de nuit.

Nous arrivâmes très-tard et accablés de fatigue. Le cha­riot fut dételé â la hâte, et lautruche attachée, comme la veille, entre deux arbres; puis, après un léger repas, cha­cun alla sétendre sur son lit de coton, pour y chercher le repos dont il avait si grand besoin.

En nous levant, nous vîmes avec plaisir que les cou­veuses avaient heureusement accompli leur tâche. Lune conduisait les poussins domestiques, et lautre les poussins sauvages, dont Jack avait apporté les œufs dans la cabane. Dans cette dernière couvée, nous remarquâmes quelques oiseaux dune espèce inconnue en Europe, que ma femme manifesta le désir demporter à lhabitation.

Nous nous occupâmes alors de déjeuner, pour reprendre ensuite la route de notre demeure, dont nous nappro-