tion de rapporter une provision dargile dont j avais be­soin, et ma femme maccorda dautant plus facilement la permission de méloigner, quErnest, au lieu de suivre ses frères, était demeuré dans la bibliothèque au milieu de nos livres. Jattelai donc Slurm à notre vieux traîneau, restauré depuis peu avec les roues dun canon, et je me di­rigeai vers le ruisseau du Chakal, suivi de Bill et de Braun.

En arrivant près de nos nouvelles plantations de manioc et de pommes de terre, je ne vis pas sans un profond cha­grin quune grande partie venait den être dévastée. Au premier abord, je ne pouvais mexpliquer ce désordre : mais en approchant, je reconnus, aux traces récentes qui sillon­naient la terre, quune troupe nombreuse de cochons avait causé le désastre. Curieux de savoir si nous avions affaire à des animaux sauvages ou domestiques, je résolus de sui-

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une forte corde pour les remorquer jusquà Felsenheim avec notre chaloupe.

Un beau matin que jétais occupé dans latelier, tous les enfans disparurent avec les souricières. 11 nétait pas diffi­cile de deviner leur projet, et je leur souhaitai bonne chasse. Je ne tardai pas à sortir moi-même, dans lintcn-

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vre les traces qui me conduisirent bientôt à lancienne plantation de pommes de terre, dans les environs de Fal- ken-Horst.

Jétais irrité contre les pillards qui laissaient la table si bien servie de la nature, pour venir se rassasier dans nos plantations. Mais je nen apercevais aucun, bien que la trnope dût être nombreuse. Les cljiens finirent cependant