un fçoùt analogue à celui de lartichaut.

lime paraît prudent, fit observer ma femme, de prendre les deux fruits sous ma garde spéciale, afin de leur faire subir la préparation convenable, et den placer les semences dans mon jardin.

Pour aujourd'hui la chose est impossible, lui répon­dis-je, car les fèves tle cacao ont besoin dêtre mises en terre immédiatement après leur séparation du fruit ; et quant aux bananes, elles se reproduisent pas boutures. Avant notre départ, Fritz aura soin daller cueillir quel­ques amandes fraîches et un certain nombre de rejetons qui rempliront parfaitement ton but. »

La veille du départ, Fritz reçut la commission de rap­porter ü sa mère les deux articles en question, et de sem­parer en même temps dun certain nombre déchantillons des autres productions du rivage. Après avoir pris congé de nous, il monta sur son caïak, traînant à sa remorque Un léger radeau de bambous, plus propre encore à la na­ture de son entreprise. Le radeau était construit dans le genre de ceux qui sont en usage chez quelques peuplades de la Californie.

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mieux ces fruits si estimés. Dans les colonies françaises, la bouillie de cacao passe pour un mets très-recherché, lors­quelle est mélangée de sirop et deau de fleurs dorange. Quant à lamande, qui nous paraît si amère, cest elle qui, séchée, épluchée, rôtie et pilée, forme la base de ce cho­colat que nous aimons tant. Il en est de même des bananes, qui sont des fruits d'une délicatesse exquise. 11 est vrai qu'on ne les mange quépluchées et rôties, ce qui leur donne