186 LE ROBIASOX
tenir conseil sur les occupations du lendemain, assis en cercle autour d’une fontaine dont l’eau rafraîchissante était reçue dans la grande écaille de tortue. L’autre aile de la galerie avait aussi sa fontaine dont le superflu s’écoulait dans une tige de bambou, en attendant une seconde écaille semblable à la première. L’eau des deux fontaines, dirigée habilement par les canaux de bambous, allait arroser les plantations environnantes.
Toutes les dépendances de notre demeure avaient été rendues ausri agréables que nos faibles moyens nous le permettaient, et leur aspect champêtre formait un contraste romantique avec le rocher sauvage qui dominait toute la scène. L’espace compris entre notre demeure et la baie du Salut offrait une épaisse forêt d’arbres variés, les uns originaires d’Europe, les autres indigènes. L’ile aux Requins n’était plus cet inculte banc de sable dont le triste aspect assombrissait le paysage de Felsenlicim : couverte maintenant de cocotiers et de sapins, ses bords étaient nrotéffés contre l’invasion des flots nar un imné-

