asseoient ces muets témoignages ae ta nome au cie son égard. La pacotille de Fritz et de Franz occupa longtemps ma sollicitude paternelle; ils reçurent chacun leur part de nos plus précieux articles de commerce, tels que perles, coraux, noix muscades, et généralement tout ce qui pouvait avoir quelque valeur en Europe.
J’avais reçu du capitaine Liltlcstone quelques armes à feu de nouvelle fabrique et une bonne provision de poudre. En échange de ce présentée m’empressai de lui offrir, parmi les objets sauvés autrefois du bâtiment naufragé, tout ce qui pouvait être utile à un marin. Je lui remis en
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les dernières journées qui devaient précéder une si longue et si douloureuse séparation. Le bon capitaine pressait les préparatifs du départ; car les avaries de son bâtiment lui avaient déjà fait perdre plusieurs jours. Cependant il nous laissa tout le temps dont il pouvait raisonnablement disposer, et il eut même l’attention d’amener son navire à l’ancre dans la baie du Salut, afin de favoriser notre embarquement. Tout le temps que le yacht demeura en rade, l’équipage fut consigné à bord, afin d’épargner à Felsenheim les visites des curieux et des importuns. Le capitaine avait mis à notre disposition le pilote et le menuisier du navire, dont les secours nous furent inutiles : car il s’était établi une telle émulation d’activité parmi les habitans de la colonie, qu’on aurait manqué plutôt de besogne que d’ouvriers.
On pense bien que je ne manquai pas de restituer à miss Jenny tout ce qu’elle avait apporté à Felsenheim, et la sensible jeune fille ne put revoir sans des larmes d’atten-

