mort : la poire, qui était encore très-chaude, lui avait brûlé le gosier et l’estomac.
Si tu ne veux empoisonner ta vie.
Fais taire en toi toute coupable euvie.
13. — La Noix.
Sotisun magnifique noyer à l'entrée du village, deux petits garçons trouvèrent une noix. « Elle m'appartient, disait Ignace, car c’est moi qui l'ai vue le premier.
— Non, elle est à moi, s'écria Bernard , car c’est moi qui l’ai ramassée.» Là-dessus il s’éleva entre eux une violente querelle.
« Je vais vous mettre d’accord, » leur dit un autre garçon plus âgé et plus fort qui survint par hasard. En effet, il se plaça entre les deux
- 23 -
Installé à la cOur, Adolphe fut chargé de servir le prince à table. Un jour il portait dans un plat d’argent des poires cuites au sucre. Il eut la tentation d’en manger une. Ce n’est pas que les prudents avis de sa mère 11e lui revinssent dans l’esprit, mais il n’écoula que sa gloutonnerie. Avant d’entrer dans le salon, il prit furtivement une de ces poires et l’avala avec avidité. Mais à peine eut-il posé le plat sur la table, que le malheureux enfant tomba roide

