prétendants, ouvrit la noix et prononça cette sentence : « L’une des coquilles appartient à celui qui le premier a vu la noix; l’autre coquille à celui qui l’a ramassée; quant à l’amande, je la garde pour les frais du jugement.
« Ceci, ajouta-t-il en riant, est la lin ordinaire de tous les procès. »
Il faut toujours payer les frais,
Quand on a le goût des procès.
14. — Le Brou de noix.
La petite Lisette trouva dans le jardin une noix qui était encore couverte de sa coquille verte. Elle la prit pour une pomme, et voulut la manger; mais à peine eut-elle mordu dedans qu’elle la jeta bien vite, en s’écriant : « Pouah ! comme c’est amer ! »
Conrad, son frère, qui était plus avisé, ramassa aussitôt cette noix, en ôta la première enveloppe avec ses dents, et dit: « Je ne fais pas attention à l’amertume de cette écorce, car je sais qu’elle renferme une amande bien douce, et qui me fera le plus grand plaisir. »
Que nul travail ne coûte à ta constance,
Quand un doux prix en est la récompense.

