32. — Les Oiseaux chanteurs.
Il existait dans une certaine contrée un joli village tout autour duquel se trouvaient des bosquets d’arbres fruitiers. Au printemps, ces arbres fleurissaient et répandaient le parfum le plus agréable. Sur leurs branches, ainsi que sur les haies d'alentour, nichaient une foule de petits oiseaux qui faisaient retentir les airs de leurs joyeux gazouillements. L’automne, ces arbres étaient chargés de pommes, de poires et de prunes.
Mais voilà que de méchants petits garçons se mirent à dénicher les oiseaux, qui dès lors abandonnèrent peu à peu cette inhospitalière contrée. On n’entendit plus leurs chants durant les belles matinées du printemps, et les jardins devinrent tristes et silencieux. Les chenilles, si nuisibles à la végétation, et que les oiseaux dé-
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défunt avait voulu en venir lorsqu’il leur parlait du trésor enfoui dans la terre, et ils écrivirent à l’entrée de leur vigne ces mots en gros caractères :
Au travail assidu consacrer tout son temps,
C’est posséder en soi les trésors les plus grands.
truisaient autrefois, se multiplièrent d une ma-

