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nière effrayante, et dévorèrent les fleurs et les feuilles, de sorte que les arbres demeurèrent nus et dépouillés de leur feuillage comme au milieu de l’hiver, et les méchants enfants, qui auparavant avaient des fruits délicieux en abondance, n’en virent plus croître aucun.
Pour notre plus grand bien Dieu règle la nature; C’est vouloir se punir qu’en troubler la structure.
33. — Le Serin.
Christine priait sa mcre de lui acheter un petit serin. « Tu eii auras un, répondit celle-ci, si tu te montres constamment sage, laborieuse
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et obéissante. » Christine le promit.
Un jour, Christine revenant de l’école, sa mère lui dit : « Je vais sortir un instant. Tu vois sur la table une petite boîte toute neuve, que tu te garderas bien d'ouvrir et même de toucher. Si tu es obéissante à cet ordre, je te ferai un grand plaisir aussitôt que je serai de retour. »
Mais à peine sa mère avait-elle tourné le dos, que la petite curieuse avait déjà la boîte entre les mains. « Elle est bien légère, se disait-elle, et dans le couvercle j’aperçois de petits trous ; que peut-elle renfermer?... » Puis, se mettant dans

