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64. — Le Clou.
Un villageois sella son cheval pour se rendre à la ville. Avant de monter à cheval, il s'était bien aperçu qu’il manquait un clou à l’un des fers. «Ah ! bah ! disait-il, un clou de plus ou de moins, cela ne fera rien, » et il partit.
Une fois en route, le cheval perdit son fer. « S’il y avait un maréchal par ici, se disait-il, je ferais ferrer mon cheval; mais, puisqu’il n’y en a pas, il marchera tout aussi bien avec les trois fers qui lui restent. »
Cependant l’animal se blessa sur ce chemin rocailleux, et commença à boiter. Quatre kilomètres plus loin, deux brigands s’élancèrent de derrière un épais taillis pour dévaliser notre homme. Monté sur un cheval estropié, il lui fut impossible de fuir assez promptement : les brigands l’atteignirent et lui enlevèrent son cbeval, avec la bride, la selle et le porte-manteau.
Obligé de s’en retourner chez lui, à pied, démonté et dévalisé, il dit tristement : «Non, jamais je ne me serais imaginé que faute d’un clou je perdrais mon oheval. »
Ce que dit le proverbe s’applique aussi bien

