Le vrai bonheur se trouve en un cœur vertueux.
67. — Le Bissac.
Melchior allait ii la campagne, portant sur son dos un bissac bien rempli des deux côtés. En route,Casimir vint se joindre à lui. Melchior ne cessait, pendant tout le chemin, de parler de
et une panetière de berger. La fenêtre avait vue sur des prairies verdoyantes et des montagnes boisées.
«Pendant ma jeunesse, dit alors le trésorier, je gardais les brebis. C’est vous, ô mon roi, qui m’attirâtes à votre cour. Depuis mon élévation, j’ai passé journellement une heure dans ce caveau; je venais me rappeler les doux plaisirs de mon premier état, et je répétais sur mon chalumeau les airs que je chantais autrelois à la louange du Créateur, pendant que je gardais paisiblement mon troupeau. Ab! Sire, permeltez- moi de retourner dans les plaines de ma patrie, où je menais une vie bien plus heureuse qu’au milieu de toutes les pompes de la cour.»
Le roi fut très-irrité contre les vils courtisans qui avaient calomnié cet homme de bien ; il l’embrassa en le suppliant de ne pas le quitter.
Ni l’or ni les grandeurs ne nous rendent heureux :

