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lune considérable. On savait bien quil avait un AJs unique alors en voyage, mais personne de la ville nen connaissait la figure.

Quelque temps après arrivèrent trois jeunes gens dont chacun prétendait être le fils unique et lhéritier légitime du négociant décédé. Le juge fit appoiter un tableau était le porlrait du défunt, et dont la ressemblance était par­faite. « Celui de vous trois, dit le juge, qui at­teindra dune (lèche cette marque que je trace sur la poitrine du buste, obtiendra lhéritage.»

Le premier lança son trait, et atteignit presque au but; le second en approcha davantage; mais le troisième, au moment de viser, se mit à trem­bler, pâlit, répandit tout à coup un torrent de larmes, et, jetant par terre larc et les flèches, sécria : « Non , je ne saurais tirer; jaime mieux mille fois perdre tout mon héritage!

Noble jeune homme, dit alors le juge, cest vous quictes le véritable fils, et conséquem­ment le légitime héritier ; les deux autres, qui ont si bien tiré, ne sont que des imposteurs; car nul vrai fils ne saurait se résoudre à percer dun coup de flèche le cœur de son père, ne fut-ce quen peinture.

Lenfant plein de respect et de reconnaissance Épargne à ses parents jusquà la moindre offense.