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76. — Le jeune Trompette.
Afin de soulager son pauvre père, déjà avancé en âge et chargé de famille, un petit villageois des environs de Philisbourg, ayant à peine atteint sa onzième année, quitta la maison paternelle et s’engagea en qualité de trompette dans le régiment de Wurtemberg. Il s’y lit généralement aimor par sa douceur, soh intelligence et sa docilité envers ses chefs.
Une conduite régulière, jointe à une taille superbe, le fit avancer rapidement. Dès l’âge de seize ans, il était le premier trompette de son corps.
Il y avait déjà huit années que le jeune Allemand était loin de sa famille, et il redisait sans cesse : « Quand donc irai-je embrasser mon pauvre père? Oh ! qu’il sera content de me revoir! » Plein de cette douce idée, le jeune militaire obtint un congé de deux mois; il part avec sa trompette chérie, et une ceinture garnie de cent pièces d’or, fruit honorable et précieux de ses économies.
Oh ! quelle fête ! quelle gloire pour uri bon fils ! quelle satisfaction de retourner après un si long temps dans les lieux témoins de son enfance ! quel triomphe surtout d’y reparaître en

