stait déjà plus.
Elle perdit presque la tête de dépit et de colère, fit percer et démolir plusieurs murs dans différentes parties de son cliâteau ; mais le trésor ne se trouva pas.
Toute sa vie elle se repentit d’avoir, par son orgueil, attristé les derniers moments d’un si honnête homme, et de s’êlre frustrée elle-même d’une fortune considérable.
Sache d’un sot orgueil te préserver toujours,
On bien l’adversité viendra flétrir tes jours.
88. — La Mendiante.
Dans un temps de disette, une femme étrangère se présenta dans un village pour demander l'aumône. Son costume était très-pauvre, mais sans être malpropre.
Dans quelques maisons on la repoussa avec dureté, dans d’autres on ne lui fit qu’une ao- mône bien chétive. Un pauvre paysan seul la fit
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La noble demoiselle se mit alors à courir de toute la vitesse de ses jambes; mais, lorsqu’elle entra dans la cabane, le pauvre homme n’exi
entrer chez lui pour se réchauffer, car il faisait un froid excessifce jour-là. La femme du paysan, non moins charitable, lui présenta une écuelle

