GA TIENNE. 129
dédaignant de jeter un coup d’œil sur eux- mêmes , ils refuseront d’apprendre ce qui se passe dans leur nature la plus intime. Étrange contradiction !... O mon enfant ! c’est à celui qui a le bonheur d’être éclairé des lumières de l’Évangile, de propager partout ces divines lumières. La foi est un feu que Jésus est venu apporter sur la terre ; que veut le bienfaiteur des hommes, si ce n’est qu’il éclaire et qu’il échauffe le monde entier ?
L’enfant et le vieillard , celui qui n’a encore fait que quelques pas sur cette terre et celui qui doit bientôt la quitter, voilà ceux qui ont besoin surtout d’être éclairés des lumières de la foi. Pourquoi ne réuniriez-vous pas autour de vous quelques-uns de ces pauvres petits enfants que l’on voit errer de côté et d’autre sans que personne leur distribue le pain de la parole divine? Parmi ces enfants , il en est qui n’ont ni père , ni mère, ni frères, ni sœurs. D’autres ont leurs parents ; mais, religieusement parlant, c’est comme s’ils n’en avaient pas. Vous seriez vous- même et leur père et leur mère, et leur frère et leur sœur, vous leur parleriez du bon Père que nous avons tous au ciel, et de son Fils Jésus, qui a bien voulu nous adopter pour ses frères, pour ses cohéritiers à la gloire éternelle. En vous approchant du pauvre malade pour lui donner
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