moi, pauvre femme , moi qui n’ai peut-être mérité , par ma conduite antérieure, que de me voir abandonnée de Dieu au moment de l’épreuve , comment voulez-vous que je combatte avec avantage ? Je compte sur vos consolations et vos conseils. Si des paroles de murmure sortent encore de ma bouche, mettez aussitôt sur mes lèvres des paroles de soumission; si vous me voyez chanceler, prètez-moi au plus tôt l’appui de votre force.
« Ce n’est pas seulement sous le poids des années que ma débile vieillesse marche chancelante et courbée ; c’est presque toujours aussi sous le poids de ces peines morales qui l’affaiblissent et la voûtent autant que l’àge. Oui, j’aurais pu être heureuse sur la terre. Je l’ai été longtemps ; mais ce bonheur auquel tout semblait concourir autour de moi, je l’ai détruit de mes propres mains. J'ai abandonné celle que la
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au-dessus de vos coups, et toute votre rage viendra mourir âmes pieds! frappez, car je ne crains que Dieu, et je sais que Dieu absout, glorifie souvent ceux que vous avez condamnés et livrés à la mort !
« Cette force surhumaine, elle est en vous, ministre de Jésus-Christ ! ces grandes grâces, vous les avez méritées par votre conduite passée, et aujourd’hui vous les recevez de Dieu ! Mais

