— Pour ce qui me concerne, je puis vous assurer que ce regret n’est aucunement dans mon cœur. Ces biens étaient la propriété de l’Église et des pauvres. L’État s’en est emparé ; l’État subvienne aux besoins du culte. nu’
GATIENNE. 195
ne pouvons en jouir. Si la liberté des cultes est assurée à tous les Français, nous sommes Français aussi : qu’on nous laisse donc exercer le nôtre sans nous inquiéter !
— Non, vous n’êtes point Français, puisque vous refusez de vous soumettre aux lois de la France. Il est évident qu’aucun de nous ne peut user delà liberté qui lui est assurée par les lois qu’en se conformant aux prescriptions de ces mêmes lois.
— Mais si ces lois sont en opposition avec les lois religieuses, ne sont-elles pas par cela même destructives de toute liberté religieuse?
— C’est un prétexte dont vous vous servez pour voiler l’odieux de votre insubordination. Vous regrettez sans doute les biens qui vous ont été enlevés , et dont cependant vous auriez dû apprendre à vous détacher par un long exercice de la religion.

