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fleur du sommet, grandeur naturelle), tandis que les autres n'ont I que 4 sépales, 4 pétales et 8 étamines (voyez fig. c. une fleur, le calice et la corolle sont enlevées et 8 étamines entourant : le pistil). Les fruits sont des capsules à nombreuses petites ! graines. i

Fig. 2. La pyrole à feuilles rondes (Pyrola rotundi- folia) est lespèce la plus fréquente dans nos bois et en même | temps la plus grande dun charmant genre de petites plantes her­bacées, dont les feuilles persistent sous la neige pendant lhiver. Un petit calice à 5 divisions, corolle de 5 pétales et le style avec un stigme étoilé ou à crénelurcs distinguent ce genre. Lespèce représentée nous montre des feuilles rondes, pétiolées, situées à la base de la tige haute dun empan ou d'un pied, qui porte une grappe droite et terminale à fleurs blanches, dont le style est abaissé et arqué, tandis que la Pyrole mineure (Pyrola minor) qui est plus basse et porte scs fleurs plus petites en épi serré, comme aussi la Pyrole unilatérale (P. secunda) à fleurs ver­dâtres en grappe terminale tournée dun seul côté, et la Pyrole à fleur solitaire (P. unillora), haute dun pouce ou à peine dun doigt et ne portant quune grande fleur solitaire odoriférante, ont le style érecle et droit.

Fig. 3. La rue fétide ou commune (Rula graveolens), herbe ou petite arbuste, a les liges et les feuilles nues, cendrées, d'une odeur forte mais désagréable; elle est haute de l/ 2 à 2 pieds, porte des feuilles sur-décomposées ou presque tripinnées et des fleurs jaunes, dont la supérieure, qui souvre la première, a un calice à 5 divisions, 5 pétales et 10 étamines, tandis que toutes les autres nont que 8 étamines, 4 pétales et un calice à 4 divisions. Celte plante, renommée depuis longtemps pour ses qualités médicales, croit naturellement dans l'Europe méridionale et est cultivée ça et dans nos jardins.

Fig. 4. Le lédon des marais (Ledum palustre) est un sous-arbrisseau, haut de 2 à 4 pieds, garni de feuilles persistantes, étroites, coriaces, chargées en leur face inférieure dun duvet rous- sâtre et cotonneux; les fleurs sont blanches, rarement roses, dis­posées en ombelles au sommet des rameaux. Cest une plante vénéneuse, employée en médecine, qui se rencontre dans les ter­rains tourbeux et marécageux de l'Europe septentrionale et occi­dentale jusqu en Asie.

Fig. 5. L'andromède poliée (Andromeda polifolia) ap­partient comme la plante précédente à la famille des bruyères ou des plantes éricacées, est persistante et aime de même le sol tourbeux, senracine la tige rampante, poussant des rameaux hauts dun empan ou d'un pied. Les fleurs ont un petit calice à cinq divisions et une corolle en grelot, globuleuse-ovale, blanche ou rose.

Fig. G. La busserole ou l'arboussier traînant ou raisin dours (Arbutus uva ursi a. toute la plante en fruits, grandeur naturelle b. une petite branche en fleurs), est un très petit arbuste toujours vert, qui croît dans les forêts sablon­neuses et produit des baies d'un rouge vif. Les fleurs tiennent de celles de la plante précédente. Les feuilles d'un goût amer sont employées en médécine.

Fig. 7. Le rosage velu ou rose des Alpes (Rhododen­dron hirsulum) est lornement des alpes, il croit en petit ar­brisseau de 1 1V 2 pieds de hauteur. C'est par ses feuilles velus, bordées de cils, quil se distingue du rosage ferrugi­neux, dit laurier Rose des Alpes (Rhododendron ferru- gineum), qui a des feuilles entières rousseâtres et ferrugineuses en dessous. Ces deux espèces ont des vertus médicales. En été les rochers des alpes sont ornés de leurs fleurs rouges-éclalantes à petit calice de 5 dents, corolle infondibuliforme, quinquelobée (voyez b. une fleur coupée). Une plus petite espèce à corolles blanches,» étalées en roue se trouve aussi sur les hautes montagnes alpines de lAllemagne, quoique bien plus rarement.

B. Plantes du second ordre de la dixième classe (Decandria Digynia).

Fig. 8. La saxifrage granulée (Saxifraga granulala) se trouve en fleurs aux mois de Mai et de Juin dans toute lEurope sur les prés secs et sur des collines. Beaucoup de tubercules granuleux et arrondis sont entassés au collet de sa racine, d sortent des feuilles radicales ronde-réniformes, bordées de larges crénelures et portées sur des pétioles longs ; la tige rameuse, haute d'un empan ou dun pied est garnie de feuilles cunéi­formes à 3 ou 5 divisions profondes et aiguës, et porte au sommet des rameaux dassez grandes fleurs blanches. Cette plante fut jadis employée par les médécins contre la pierre.

Fig. 9. La saxifrage ombreuse (Saxifraga umbrosa) est une plante originaire des alpes mais cultivée beaucoup pour lgrément dans nos jardins à cause de scs fleurs blanches, dont les petales sont marquées de points rouges, et qui tout en étant plus petites que celles de l'espèce précédente font cependant un bien joli effet. On dit pouvoir lire les lettres hébrées du nom de-

hova dans le dessin des points rouges des pétales. Il y a en­core beaucoup dautres espèces de ce genre sur les hautes mon­tagnes alpines.

Fig. 10. La saponaire officinale, vulgairement la sa- vonnière (Saponaria offlcinalis) est une plante charyophyllacée à feuilles opposées, marquées de 3 nervures, haute de 1 à 2 pieds, portant au sommet de la lige et des rameaux des fleurs blanche- rougeâtres en corymbes avec un calice cylindrique et une corolle à 5 pétales à onglets étroits (voyez la flg. b), dont les sommets à lendrot ils se confondent avec le limbe, sont munis de deux appendicules dentés formant ensemble la soi-disant couronne. La racine de cette plante est officinale et possède la qualité remar­quable de produire une écume, semblable à celle de l'eau de savon, quand on la concasse dans leau, de sorte qu'on se sert de sa racine dans les lessives.

Fig. 11. L'oeillet des Chartreux (Dianthus Carlhusia- norum) croît dans les plaines et les contrées montagneuses aux lieux secs et arides, est garni comme tous les oeillets des feuilles étroites et opposées, s'élève à la hauteur dun pied et porte des fleurs d'un rouge de sang, disposées en faisceaux au sommet de la tige.

Planche XXJII.

C. Plantes du troisième ordre de la dixième classe (Decandria Trigynia).

Fig. 1. Le siléné à calice enflé (Cucubalus Belien, Silene inflala) appartient dans la famille des Oeillets comme plusieurs autres plantes de cette planche (flg. 2, 3, 7, 8, 9). Cette plante est commune sur les collines et dans les prés secs, elle fleurit depuis le mois de Juin jusquen Août, et ce sont ses calices pâles, enflés, traversés de petites veines pourprées rétiformes, qui la font facilement reconnaître. Les 5 pétales blancs en ong­lets profondément bifides ont deux petites écailles au sommet de l'onglet et à la base du limbe.

Fig. 2. Le siléné à fleurs penchées (Silene nutans) aime les collines exposées au soleil et les coteaux secs ; il porte ses fleurs en paniculc penchée; les pétales blancs à deux bifur­cations profondes sont munis d'appendices linéaires. La partie supérieure de la lige et les pédoncules rameux sont garnis de poils glanduleux, distillant une gomme gluante.

Fig. 3. La stellaire intermédiaire (Slellaria ou Alsine media) est une petite herbe très tendre, qu'on trouve en fleurs presque pendant toute lannée dans les jardins et les lieux culti­vés, les champs et sur des murailles. Elle est connue partout sous le nom de Mouron des oiseaux, parcequ'elle sert de nourriture aux oiseaux de chant. Ses tiges, étalées sur la terre, s'élèvent ensuite et sont velues sur une seule ligne. Les 5 pétales blancs sont profondément bifides et par cette bifurcation forment ensemble une étoile à dix rayons, dépassée de peu par le calice vert (voyez fig. b); le nombre des étamines nest pas de 10 comme chez les autres stellaires, il n'y en a que 3 à 5; cependant cette plante à aussi comme toutes les espèces de ce genre un ovaire en globe à 3 styles, qui produit une capsule à beaucoup de graines, s'ouvrant par 6 valves.

Fig. 4. Le poivre des murailles ou l'orpin brûlant (Sedum acre) tire son nom du goût âcre, semblable à celui du poivre de ses petites feuilles charnues. Celte petite herbe à fleurs jaunes croit sur les murs et dans les lieux sablonneux. 11 y en a une espece semblable à fleurs jaunes et dont les feuilles char­nues forment six côtes sur les liges inférieures (Sedum sexangu- lare) et une autre espèce à fleurs blanches (Sedum album); mais le goût âcre y manque de même qu'à maintes autres espèces de ce genre.

Fig. 5. Le prunier dEspagne ou le Mombin (Spon- dias Myrobalanus ou Mombin) est originaire des Indes occiden­tales et de lAmérique du sud, ses fruits ovales er. prune, longs d'un pouce environ et dune couleur pourpre, jaune ou jaune-rouge sont extrêmement recherchés à cause de leur chair d'un goût agréahle doux-acide, pour lequel on leur accorde même les honneurs de la table. Les fleurs rouges paraissent avant les feuilles (voyez fig. b).

Fig. 6. L'oxalis oseille ou la Surelle (Oxalis aceto- sella) se rencontre beaucoup dans les bosquets et les buissons humides et est distinguée par ses feuilles composées de 3 fo­lioles, semblables à celles du trèfle et dune saveur plus acide encore que loseille (on sen sert pour la préparation du sel dseille). Les fleurs blanches ou blanche-rougeâtres paraissent déjà en Avril et en Mai, il leur succède plus tard une capsule allongée à graines nombreuses.

Fig. 7. Le cérastium des champs (Ceraslium arvense) orne de ses fleurs blanches déjà en Avril et en Mai le bord des