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Planche XXV.
Continuation des plantes du premier ordre de la douzième classe (lcosandria Monogynia).
Fig. 1. Le myrte commun (Myrlus communis) n'est qu’un arbrisseau de 3 à 8 pieds de hauteur dans nos serres, mais sur les côtes de la Médilerranné et dans le Levant, où elle croit naturellement, elle s’élève en petit arbre. Depuis les temps les plus reculés on se sert de ses branches en fleurs, pour faire des couronnes nuptiales. Les fleurs blanches sont solitaires tantôt au sommet des branches, tantôt dans les aisselles des feuilles, elles ont 4 à 5 pétales, attachés au limbe du calice à 4—5 lobes. Le fruit est une baie noire-bleue.
Fig. 2. Le grenadier commun (Punica granatum), originaire du nord de l’Afrique, est cultivé aujourd'hui presque dans tous les pays chauds ou tempérés. Il est haut de 15 à 20 pieds, mais plus petit dans nos serres, où l'on le cultive pour ses belles fleurs d'un rouge éclatant; souvent doubles; il produit des fruits circulairs en pomme, dont la pulpe agréable un peu acide est extrêmement recherchée dans les tropiques.
Fig. 3. L'amandier commun (Amygdalus communis) nous fournit les amandes douces et amères employées dans les offices, en pâtisserie et pour en préparer de l’orgeat pour les malades et de l'huile d’amande. Il appartient aux contrées tempérées, et endure déjà en pleine terre dans l'Allemagne méridionale. Ses fleurs rougeâtres ressemblent aux.fleurs de pèche (voyez b.) et paraissent avant le développement des feuilles ; le fruit renferme le noyau (l’amande) dans une coque double, dont l’extérieure est coriace poilue et l'intérieure ligneuse et munie ordinairement d'une quantité de trous ronds (voyez c.).
Fig. 4. Le prunier domestique (Prunus domestica) développe ses fleurs, grouppées ordinairement deux ensemble aux rameaux, en même temps que les feuilles. Ses drupes succulentes sont un fruit agréable. Il y a une grande quantité de variétés, dont les fruits appelés généralement prunes diffèrent pour la forme, la couleur, la grosseur et la saveur. La variété, dont les fruits s’appellent Quetsches, de forme ovale, de couleur violette, couvertes d’une poussière ou pruine bleue, est le plus souvent cultivée en Allemagne.
Fig. 5. L’icaquier d’Amérique (Chrysbalanus Icaco), petit arbre des Antilles et du continent d’Amérique, haut de 4 à 10 pieds, produit une excellente drupe, semblable aux prunes, dont elle se distingue par la noix intérieure (coque ligneuse entourant le noyau) traversée par 5 à 7 sillons. On ne mange pas seulement la chair succulente de la prune icaque, qui présente des variétés rouges, violettes, jaunes, blanches et mouchetées, mais encore le noyau oléagineux, qu'on dit être de meilleur goût.
Fig. 6. Le sorbier des oiseleurs (Sorbus Ancuparia), arbre de moyenne grandeur, qui se trouve dans nos bois et qu'on cultive fréquemment sur les grandes routes, a les feuilles pin- nées, et c’est au mois de Mai, qu’il se pare de ses fleurs blanches, qui, quoique beaucoup plus petites que la fleur de poire, lui ressemblent cependant pour l'organisation; elles sont disposées en corymbes touffus et exhalent une odeur forte. Cet arbre fait encore un plus bel effet en automne, quand ses fruits rouges — écarlates, réprésentant des baies (mais ils sont plûlol de petites pommes) employés pour l’oiselerie et la distillerie, sont mûres.
Fig. 7. L’aubépine commune oul’épine blanche (Cra- taegus oxyacantha), grand arbrisseau épineux, qui croît dans toute l'Europe, porte des fleurs et fruits semblables à ceux du sorbier, mais ses feuilles sont obovales, découpées en 3—5 lobes rham- boïdales, et non pinnées. Les fruits rouges, qui paraissent des baies, mais qui réellement sont de petites pommes, que le peuple mange parfois, sont principalement une nourriture des oiseaux, qui en sont très friands.
Une variété ou éspèce distincte, mais très semblable, dont les fleurs n’ont qu’un style (Cralaegus monogyna), se rencontre aussi dans nos contrées.
Plantes du cinquième ordre de la douzième classe (lcosandria Penlagynia).
Fig. 8. Le néflier sauvage (Mespilus germanica), tantôt arbrisseau, tantôt arbre, a les rameaux armés d’épines, les feuilles ovales-lancéolées et de grandes fleurs comme les pommiers et les poiriers, mais solitaires, et produit de petits fruits bruns en pomme avec de gros nombrils et renfermant dans leur chair une capsule ligneuse à 5 loges et 5 graines (une graine dans chaque loge). On ne mange le fruit que lorsqu’il mollit par une sorte de fermentation, ce qui lui fait adopter un goût de vin.
Fig. 9. LepommicrcultiYé (Pyrus malus) produit un fruit globuleux, ombiliqué au sommet et à l'insertion du pédoncule, renfermant dans une chair savoureuse, comme le fruit du poirier (Pyrus communis), une capsule cartilagineuse à 5 loges et
dix graines (deux s'en trouvent dans chaque loge). Ses (leurs odorantes sont blanches, très légèrement teintes de rose, réunies toujours 4 à 10 dans une ombelle. C’est notre arbre fruitier le plus excellent, dont on cultive plus de 100 variétés.
Fig. 10. La spiréa reine des prés (Spiraea llmaria — a. la partie supérieure de la lige avec le bouquet en fleurs, fort diminué; b. une fleure détachée, grossie) croit aux endroits marécageux et au bord des ruisseaux, pousse une tige anguleuse, haute de 3 à 5 pieds, garnie de feuilles ailées avec interruption et de stipules semicordiformes, doublement dentées toutes les deux et couvertes ordinairement en dessous d'un fcntre poilu blanc. Les fleurs blanches jaunâtres sont disposées en cymes prolifères. Les fruits sont de petites capsules folliculaires, formant 5 à 8 ensemble une petite tête, tournée en spirale.
Planche XXVI.
Fig. 1—7. Plantes du dernier ordre de la douzième classe (lcosandria Polygynia).
Fig. 1. Lerosierdes chiens ou Eglantier (Rosa canina) est la plus commune de nos espèces de rosiers sauvages. C’est un arbrisseau à rameaux longs et pendants, dont les aiguillons sont très élargis et comprimés à leur base. Les fleurs rose pâles sont munies d'un calice à 5 lanières, dont 2 sont pinnées (garnies de folioles de part et d’autre), deux en sont nues (dépourvues de folioles) et la cinquième n’est pinnée que d’un côté. Le tube ovale et nu du calice grossit, devient rouge et charnu en automne, formant un fruit improprement dit, la soi disant cratte- cul (voyez b.), qui renferme les sémences ou plutôt les fruits (proprement dits), quantité de petites noix.
Fig. 2. La ronce arbrisseau (Rubus fruticosus) se trouve chez nous partout sur des collines exposées au soleil, dans les haies et les bois secs. C’est un arbrisseau, armé d'aiguillons, garnie de feuilles tantôt composées de 3, tantôt de 5 folioles et simples près des fleurs, qui ont un calice quinquelobé et 5 pétales blancs. Les fruits, composés de petites baies à une graine, sont noirs, luisants lors de leur parfaite maturité et bons à manger, comme tout le monde sait.
Fig. 3. Le fraisier commun ou de table (Fragaria vesea) croit abondamment partout dans les bois et les buissons. C'est une plante modeste, basse, à feuilles composées de 3 folioles et à fleurs blanches, dont le calice à 10 découpures alternativement plus prandes et plus petites persiste au fruit, qui est un mets rafraîchissant. Ce fruit improprement dit est le receptacule enflé, devenu succulent, sur la surface duquel sont placées les sémences ou plutôt carpelles (les vrais fruits) formées des pistils nombreux de la fleur.
Fig. 4. L'argentine ou la potentille anserine (Polen- tilla anserina — a. toute la plante, diminuée; b. une fleur en grandeur naturelle, vue du côté supérieur; c. la fleur, vue du côté inférieur, où l’on remarque le calice) est commune chez nous sur les pâturages et au bord des eaux, pousse des tiges rampantes avec des feuilles ailées avec interruption et argentées endessous par des poils blancs ; ses fleurs solitaires ont un calice à dix découpures et 5 pétales jaunes.
Il y a d'autres espèces de Potentille, par ex: la pot. prinlannière (P. verna) et la potentille rampante ou Quinte-feuille (P. reptans), qui ont des feuilles digiliformes, ordinairement composées de 5 à 7 folioles.
Fig. 5. La tormentile droite (Tormentilla erecta) mise par quelques-uns dans le genre Potentille, dont elle ne se distingue que par son calice à 8 divisions et sa corolle à 4 pétales, est une petite herbe de nos bois avec une racine tubereuse, propre à tanner et employée pour teintre en rouge.
Fig. 6. La galiote ou la benoîte commune (Geum ur- banum) croit dans les haies et les buissons, pousse une tige, haute de 1 à 3 pieds, rameuse vers le sommet et munie de fleurs jaunes sur des pédoncules poilus; les pistils nombreux donnent naissance à des carpelles avec une arrête crochue, formant ensemble un globe hérissé. La bienfaisante vertu médicale de sa racine lui a valu le nom de l’herbe de Saint Benoit.
Fig. 7. La dryade à feuilles de chamaedrys (Dryas oclopelala). Cette plante, haute d’un doigt ou d’un empan, est un petit arbuste des Alpes européens, charmant l’oeil par ses grandes fleurs blanches avec un calice à 8 divisions et une corolle à 8 pétales, suivies après la floraison par un faisceau de petits fruits à longue queue, porté sur le pédoncule.
Fig. 8—11. Plantes du premier ordre de la treixième classe. (Polyandria Monogynia).
Fig. 8. Le câprier ordinaire ou épineux (Capparis spi- nosa) nous fournit par ses boutons de fleurs, qui ont un goût de

