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giliformes (voyez a. diminué), des fleurs blanches avec 4 longs styles (voyez b.), et enfin des drupes ovales-réniformes (voyez c.), dont la chair contient une pulpe bulireuse, qu’on emploie en place de beurre pour préparer les alimens. Celte chair renferme le noyau couvert de piquants effilés et contenant à son tour l'amande huileuse, qui étant très bonne à manger forme une nourriture recherchée des habitants. Le tronc fournil du bois pour la construction des navires.
Deux autres espèces de ce genre (Caryocar nuciferum et C. amygdaliferum) sont des arbres semblables très utiles dans l'Amérique tropique.
Plantes du cinquième ordre de la treizième classe (Polyandria Pentagynia).
Fig. 3. L’ancolie vulgaire (Aquilegia vulgaris) croit dans les bois montagneux, mais on la cultive aussi beaucoup pour l’ornement dans nos jardins. Les feuilles radicales sont portées sur de longs pétioles, divisés en 3 parties, dont chacune est terminée par 3 folioles. Les grandes fleurs bleues, rarement blanches, pendent en cloche; leur périanlhe est composé de 5 folioles ■extérieurs égaux et de 5 intérieurs placés entre ceux-là et munis d’un épéron recourbé en cornet; quelques botanistes nomment les intérieurs nectaires.
Fig. 4. La nielle cultivé ou le cumin noir (Nigella saliva) atteint à la hauteur de 1 à 2 pieds et croit dans les pays du midi de l'Europe et en Egypte dans les champs parmi les moissons. Le périanlhe est composé de 5 folioles bleuâtres plus grands et huit beaucoup plus petits verdâtres, ceux-ci stipités (portés sur des onglets) et regardés aussi comme nectaires. Les 5 pistils produisent 5 capsules pointues et soudées ensemble, contenant chacune plusieurs graines noires, qui sont aromatiques comme le cumin et qu'on met dans le pain. La nielle de Damas, la barbiche ou Cheve ux-de-Vénus (Nigella damas- cena) sert d’ornement dans nos jardins, ayant la fleur munie d'une ample collerette à cinq feuilles pinnalilides, dont les découpures sont capillaires.
Plantes du dernier ordre de la treizième classe (Polyan- dria Polygynia).
Fig. 5. La clématite des haies ou l'herbe aux gueux (Clemalis Vilalba) est un arbrisseau grimpant avec des feuilles pinnées, se rencontrant chez nous dans les haies et au bord des bois. Il ne fleurit chez nous ordinairement qu'en Juillet ou en Août et porte un périanlhe simple à 4 pétales blancs. Les nombreux pistils de chaque fleur deviennent de nombreux petits fruits (carpelles ou sémences) à longues queues plumeuses, ce qui en automne donne un air singulier à cet arbrisseau.
Fig. 6. Le pigamon à feuilles d'ancolie ou la colom- hine plumacée (Thalictrum aquilegifolium — a. la partie inférieure de la tige avec une feuille; b. la partie supérieure de la tige avec les fleurs — a. et b. diminué; c. une fleur détachée au moment de s'épanouir, on y remarque les 4 pétales; d. la fleur complètement développée, où les pétales sont déjà tombés — b. cl c. en grandeur naturelle) se trouve dans les prés ombragés et les forêts des hautes montagnes et des Alpes d'Europe, atteint à la hauteur de 2 à 3 pieds et produit des feuilles tripinnées semblables à celles de I'ancolie; le sommet de la tige et des rameaux est garnie de nombreuses fleurs bleuâtres ou rougeâtres avec des étamines nombreuses à iilamens très longs.
Fig. 7. L'anémone puis a tille ou l’herbe du vent (Pul- salilla vulgaris) est du genre des Anémones comme le sont aussi les deux espèces suivantes. Ses fleurs violettes, munies d'un périanlhe simple à 6 pétales, paraissent déjà au commencement du printemps sur des collines sèches et exposées au soleil. De nombreux petits fruits monospermes (carpelles, appelés aussi sémences) avec des queues plumeuses remplacent ensuite les fleurs et donnent alors un aspect très singulier à cette plante.
Fig. 8. L'anémone des bois ou la Silvie (Anemone ne- morosa) paraît partout chez nous au commencement du printemps dans les bouissons et les bois, paré de ses fleurs blanches ou légèrement teintes de rose. Sa racine est rampante (voyez Fig. a.), le périanlhe est simple et muni de 6 à 8 folioles (voyez Fig. b. une fleure vue d’en bas, grandeur naturelle).
Fig. 9. L'hépatique des jardins (Ilepalica nobilis) orne dès premiers jours du printemps nos bois et nos jardins de ses fleurs bleues de ciel, qui sont munies de 6 à 9 pétales et d'un calice à 3 sépales (on peut aussi dire d’un involucre à 3 bractées). Les feuilles sont trilobées (voyez b., une feuille diminuée) et ne se développent qu’après les fleurs.
Fig. 10. Le populage des marais ou le souci d'or (Callha palustris) n’a qu'un simple périanlhe jaune à 5 folioles et d'assez grandes feuilles circulaire-cordiformes ou réniformes et crénelées, aime les prés marécageux et les bords des ruisseaux, où elle fleurit en Avril et en Mai.
Fig. 11. Le renoncule âcre ou boulon d'or (Ranunculus acris) est commun chez nous partout dans les prés et les gazons et muni comme tous les renoncules d'un périanlhe double, savoir d'un calice à 5 sépales et d'une corolle à 5 pétales, dont l’onglet de chacun porte une petite écaille nectarifère.
Fig. 12. L'adonide d'été (Adonis aslivalis) porte de belles fleurs à 5 sépales et 8 pétales rouges de feu ou jaunes-citron noircis vers la base, et fleurit en été dans les moissons. La fleur ayant passée, les nombreux pistils se transforment en petits fruits monospermes, rangés en épi (voyez la figure).
Planche \X1X.
Fig. 1—4. Continuation des plantes du dernier ordre
de la treizième classe (Polyandria Polygynia).
Fig. 1. La trolle d'Europe ou boule d’or (Trollius eu- ropæus) fleurit en Mai et Juin dans les prés montagneux et se distingue par ses grandes fleurs jaunes-souffre, formées en boule et composées de 15 folioles extérieurs, de 9 à 12 intérieurs, cachés et bien plus petits (appelés aussi nectaires) et d'un grand nombre d'étamines et de pistils.
Fig. 2. L’hellébore noir ou la rose de Noël (Ilellebo- rus albus) croit naturellement dans les bois montagneux de la France, de l’Allemagne méridionale, de l'Italie et de la Suisse, mais on le cultive fréquemment dans les jardins, pareeque ses fleurs blanches considérables sont très précoces, devançant toutes les aulres, de sorte, qu'il arrive souvent, qu’elles se développent déjà vers Noël. Ses fleurs contiennent 12 à 20 nectaires lubulés, qu’on peut aussi nommer folioles intérieurs du périanlhe. Sa racine brune ou noirâtre est vénéneuse et sert de médicament.
Fig. 3. Le tulipier ou la tulipcen arbre (Liriodendron Tulipifera) est un très bel arbre, qui endure aussi dans nos jardins, quoiqu'il soit indigèr.e dans l’Amérique septentrionale. Le calice de la grande fleur (voyez fig. a.) est à 3 sépals, la corolle à 6—7 pétales en tulipe; les grandes feuilles sont semblables à celles de l’érable, mais écourtées à la pointe. L’écorce de l'arbre est un médicament salutaire.
Fig. 4. L'assiminier ou le corrosol à trois lobes (Anona triloba) est un petit arbre ou arbrisseau de la Pensylvanie et de la Floride, produisant des fleurs purpurine-pâles ou verte- jaunâtres (voyez flg. a. une petite branche en fleurs) et des baies allongées jaunes, très bonnes à manger de la grosseur d’un oeuf d'oie (voyez b. une branche en fruits). Les tropiques de l’Amérique nous présentent encore différentes espèces de ce genre, portant des fruits en forme de calebasses, ce qui n’en est pas ainsi dans l’espèce présente.
Fig. 5 — 11. Plantes du premier ordre de la quatorzième classe (Didynamia Monogynia).
Les plantes appartenant à cet ordre s'appellent Labiées et s'accordent dans l'organisation de ses fleurs en ce qu'ils ont toutes un périanlhe double, savoir un calice tubulé, tantôt bilabié, tantôt à cinq dents, et une corolle ordinairement à deux divisions, nommées lèvres. La division antérieure (lèvre inférieure) est ordinairement trilobée, la postérieur (lèvre supérieure) souvent voûtée. Il y a 4 étamines, dont deux sont plus longues et deux plus courtes, comme l’exige le caractère de cette classe. Quoique dans la fleur il n'y ail qu'un style, l'ovaire a cependant 4 divisions, d'où naissent 4 petites noix (les soi-disant sémences nues), situées dans le calice persistant. Les plantes de cet ordre sont distinguées encore par leurs tiges quadrangulaires et leurs feuilles opposées. Elles renferment bien des herbes et arbustes odorantes et aromatiques.
Fig. 5. Le thym serpolet ou le pillolel (Thymus Ser- pyllum) est un petit arbuste rameux avec des tiges rampantes, il croît aux endroits secs, exposés au soleil, portant au sommet des rameaux hauts d'un doigt des fleurs rouges réunies en corymbes, dont les abeilles vont chercher beaucoup de miel. Les petites feuilles allongées, éllipliques ou ovales, sont odorantes, bordées de cils à leur base et marquées de points à leur face inférieure. Voyez dans la figure c. le calice bilabié du thym serpolet avec la corolle encore cachée et fermée, dans la figure b. la corolle ouverte avec les étamines — toutes les deux figures un peu grossies.
Fig. 6. La menthe poivrée (Menlha piperila) est une herbe connue dans nos jardins, dont les feuilles d’une odeur aromatique entrent en médécine, en servant à faire de la tisane et des pastilles. Les fleurs sont disposées en verlicilles serrées, réunies en épis plus longs ou plus courts au sommet de la tige et des rameaux.
Fig. 7. La menthe crépue (Mentha crispa), qu’on cultive abondamment dans nos jardins, pour en préparer aussi de la

