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Fig. 2. L'esparsette ou le sainfoin cultivé (Hedysa- rum onobrychis), qui porte des fleurs purpurines, striées, disposées en épis allongé, suivies de gousses épineuses courtes à une graine et qu’on peut comparer à la crête d’un coq, a les liges hautes de 1 à 2 pieds, garnies de feuilles pinnées. Cette plante croit naturellement dans l’Allemagne méridionale sur les prés et les collines sèches; mais étant une des meilleures plantes fourragères, on la cultive partout avec avantage.
Fig. 3. L'hippocrèpe en ombelle (Hippocrepis comosa) tient son nom latin ou plutôt grec, qui signifie fer à cheval, de la formation singulière des gousses, qui sont composées d’articulations arquées en forme d’un fer à cheval (voyez b.). Celle plante pousse une tige couchée, chargée de rameaux hauts d’un empan, de feuilles ailées avec impaire et de fleurs jaunes en ombelles.
Fig. 4. L’orobe prin tan nier (Orobus vernus) fleurit en Avril et en Mai dans les bois, pousse une tige, haute d'un empan à un pied, garnie de feuilles ailées à 2 ou 3 paires de folioles ovales-lanceolées pointues glabres, et portant une grappe de 4 à 10 fleurs, dont l’étendard et la carène sont rouges et les ailes bleues; (voyez b. l'étendard, c. les deux ailes et d. la carène).
Fig. 5. La gesse des prés (Lathyrus pratensis) pousse une tige quadrangulaire très rameuse, garnie de feuilles, composées de deux folioles lancéolées, portées sur un pétiole muni à sa base de deux stipules sagiltées et terminé par une vrille simple ou rameuse. Ses fleurs jaunes sont odorantes, portées au nombre de six à dix sur un long pédoncule. Elle se trouve fréquemment dans nos prés et le long des haies, fournissant une bonne nourriture pour le bétail.
Fig. 6. L’anette ou la gesse tubéreuse (Lathyrus tube- rosus), qui se plaît dans les champs, particulièrement parmi l’orge, a comme toutes les gesses des feuilles composées de 2 folioles, et se distingue par ses fleurs rouges d'un aspect très joli et d’une odeure douce et agréable. Les tubercules de la racine de cette plante sont bonnes à manger et appellées macussons ou glands de terre.
Fig. 7. L’indigotier franc (Indigofera anil) est originaire de l’Amérique méridionale, mais cultivé aux Indes occidentales et orientales comme dans l'Egypte, pour obtenir de ses feuilles la plus excellente et la plus durable couleur bleue, connue sous le nom d'indigo. La plante s'élève tout au plus à la hauteur de 2 pieds.
Une autre espèce, l'indigotier des Indes ou des teinturiers (Indigofera lincloria), est cultivée dans les pays tropiques pour le même but. La racine et les feuilles de ces deux plantes sont aussi employées en médécine dans ces pays.
Fig. 8. L'astragale d'Espagne (Astragalus baeticus) croit naturellement dans les contrées voisines de la Méditeranné, surtout en Espagne, mais on le cultive dans différents pays d'Europe comme équivalent au café. Celte plante est annuelle, s’élève à la hauteur de 1 à 1 ‘/ 2 pieds et porte dans les gousses, recourbées en crochet à la pointe, des semences brunes-jaunalres, carrées qu’on vend sous le nom de café suédois.
Fig. 9. La coronille bigarrée (Coronilla varia) pousse une tige couchée à feuilles pinnées; les fleurs variées de blanc de rouge et de violet donnent un très joli aspect, étant disposées en couronnes ou ombelles sur de longs pédoncules droits, et c’est en été, qu'elles parent les collines et les revers de champ, où celte plante végète. Ce sont les feuilles et les tiges, qui contiennent des qualités purgatives et vomicalives.
Fig. 10. Le lotier corniculé (Lotus corniculatus) fournit une bonne nourriture pour le bétail et croit partout chez nous sur les collines, dans les prés secs, aux revers des champs comme dans les bois. Il est haut d’un empan et porte des fleurs jaunes, parfois striées de rouge, en ombelles pédonculécs, et après la floraison des gousses longues et droites.
Planche X\m,
Fig. 1—8. Continuation des plantes papilionacées de la
dix-septième classe, ordre à dix étamines (Diadelphia Decandria).
Fig. 1. Le mèlilot officinal (Melilotus officinalis — a. le sommet de la lige avec des fleurs et des fruits; b., c., d. les parties séparées de la corolle, savoir l’étendard, les deux ailes et la carène; e. le calice renfermant les organes de la fructification) s’élève à la hauteur de 2 à 3 pieds, croit dans les champs, sur les coteaux pierreux et au bord des chemins, et porte des fleurs jaunes en longues grappes droites. Toute la plante répand une singulière odeur quand elle sèche, et on la dit propre à l’expulsion des gerces; elle est aussi employée dans les pharmacies pour la préparation de l'emplâtre de méliiol.
Fig. 2. Le trèfle des prés (Trifolium pralense), cultivé partout chez nous dans les champs, est une précieuse plante fourragère pour l’entretien du bétail. Ses fleurs rouges reunies en têtes attirent les abeilles, qui en obtiennent une riche provision de miel. Toutes les espèces de trèfle ont une corolle monopé- lale en ce que les pieds de l’étendard, des deux ailes et de la carène sont connés en tube.
Fig. 3. Le trèfle rampant (Trifolium repens) a des fleurs blanches en tête globuleuse , portée solitaire sur un long pédoncule nu, qui s’élève de la lige couchée et rampante. Il est commun partout dans les prés, les pâturages et le long des chemins.
Fig. 4. Le trèfle pi e d-de-1 ièvre (Trifolium arvense), qui croit dans les champs et les pâturages, est annuel, haut d’un empan, et porte des têtes ovales-oblongs très velues, dont les petites fleurs blanches ou rougeâtres sont presque cachées entre les longs poils sortant du calice.
Fig. 5. Le trèfle tombant (Trifolium campeslre ou procum- bens) porte de jolies petites têtes en fleurs jaunes, dont l’étendard est gracieusement strié ou plié (voyez b., où une tète en fleurs est représentée, grandeur naturelle). Il croit dans les champs et les prés, poussant des tiges tantôt couchées, tantôt drôites, très rameuses et de la hauteur d’un doigt ou d’un empan. Le trèfle champêtre (Trifolium agrarium), tout en lui ressemblant beaucoup, ayant aussi les fleurs jaunes, a cependant la lige toujours droite et plus haute, et se distingue par ses têtes plus grandes.
Fig. 6. La luzerne cultivée (Medicago saliva) est une excellente plante fourragère s’élévant au-delà de la hauteur de 2 pieds et portant des fleurs bleues en grappes courtes, auxquelles succèdent des gousses lisses, contournées. Quoiqu’elle croisse naturellement dans les prés cl le long des chemins, on la trouve plus fréquemment cultivée.
Fig. 7. La luzerne en faucille (Medicago falcata) émet des liges ascendantes ou couchées, hautes de 1 à 2 pieds, garnies de fleurs jaunes en têtes ovales et de gousses contournées en faucille (voyez b.). Elle croit partout sur les coteaux et le long des haies; on la cultive en Suède.
Fig. 8. La luzerne lupuline (Medicago lupulina) ne doit être confondue avec le trèfle tombant (voyez fig. 3.), dont elle lient beaucoup. Elle se trouve abondamment dans les prés, pousse des tiges couchées de la longueur de 6 pouces à 1 pied, chargées de très petites fleurs jaunes, ramassées en petites têtes serrées, qui s'allongent à la maturité (voyez b.) et portent alors en place de fleurs beaucoup de petites gousses réniformes à une graine (voyez c. une de ces petites gousses, un peu grossie).
Fig. 9 et 10. Plantes de la dix-huilième classe (Potyadelphia).
Fig. 9. Le mille-pertuis commun (Ilypericum perfora- lum) se trouve en fleurs dès la fin de Juin jusqu’à la fin de l’été aux endroits arides et le long des chemins. Il est célèbre par ses vertus médicales et s’élève à la hauteur de 1 à 2 pieds, poussant une lige droite rameuse, chargée de feuilles elliptiques et de nombreuses fleurs jaunes, marquées de points noirs. Les feuilles, dès qu’on les approche du jour, se montrent parsemées d’une quantité de points transparents, qui ont l’air d'être des piqûres, mais ne sont réellement que des glands oléagineux transparents dans l’intérieur des feuilles.
Fig. 10. Le cacaoyer cultivé (Theobroma Cacao) est un arbre, qui se trouve dans l’Amérique méridionale, où il est fréquemment cultivé pour ses fruits de la grosseur d’une concombre, renfermant beaucoup de graines ou d’amandes, les cacaos, dont on fait le chocolat. C’est pour ses fruits délicieux, que cet arbre s'appelle en latin nourriture des dieux (voilà la signification du mot Theobroma).
Planche XL-XIIV.
Dix-neuvième classe (Syngenesia).
Pans celte classe les anthères des cinq étamines, qui se trouvent dans les fleurs, sont toujours soudées et forment un tube creux, à travers duquel passe le style, qui se divise ordinairement en deux stigmates sortant du tube. C'est pourquoi on nomme les plantes de celte classe les Synanlhérés. Mais elles se correspondent encore en d’autres points de leur organisation et forment ensemble une famille naturelle, très distincte, qu’on appelle aussi les Composées (Composilae), pareequ’il y a toujours une multitude de petites fleurs, insérées sur un réceptacle général et presque toujours entourées d’un calice commun (involucre général). Cet assemblage d’une quantité de fleurettes, qu'au premier abord on prend pour une seule fleur, est nommé par les bota-
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