23

Fig. 2. L'esparsette ou le sainfoin cultivé (Hedysa- rum onobrychis), qui porte des fleurs purpurines, striées, dispo­sées en épis allongé, suivies de gousses épineuses courtes à une graine et quon peut comparer à la crête dun coq, a les liges hautes de 1 à 2 pieds, garnies de feuilles pinnées. Cette plante croit naturellement dans lAllemagne méridionale sur les prés et les collines sèches; mais étant une des meilleures plantes fourra­gères, on la cultive partout avec avantage.

Fig. 3. L'hippocrèpe en ombelle (Hippocrepis comosa) tient son nom latin ou plutôt grec, qui signifie fer à cheval, de la formation singulière des gousses, qui sont composées darticu­lations arquées en forme dun fer à cheval (voyez b.). Celle plante pousse une tige couchée, chargée de rameaux hauts dun empan, de feuilles ailées avec impaire et de fleurs jaunes en ombelles.

Fig. 4. Lorobe prin tan nier (Orobus vernus) fleurit en Avril et en Mai dans les bois, pousse une tige, haute d'un empan à un pied, garnie de feuilles ailées à 2 ou 3 paires de folioles ovales-lanceolées pointues glabres, et portant une grappe de 4 à 10 fleurs, dont létendard et la carène sont rouges et les ailes bleues; (voyez b. l'étendard, c. les deux ailes et d. la carène).

Fig. 5. La gesse des prés (Lathyrus pratensis) pousse une tige quadrangulaire très rameuse, garnie de feuilles, composées de deux folioles lancéolées, portées sur un pétiole muni à sa base de deux stipules sagiltées et terminé par une vrille simple ou ra­meuse. Ses fleurs jaunes sont odorantes, portées au nombre de six à dix sur un long pédoncule. Elle se trouve fréquemment dans nos prés et le long des haies, fournissant une bonne nour­riture pour le bétail.

Fig. 6. Lanette ou la gesse tubéreuse (Lathyrus tube- rosus), qui se plaît dans les champs, particulièrement parmi lorge, a comme toutes les gesses des feuilles composées de 2 folioles, et se distingue par ses fleurs rouges d'un aspect très joli et dune odeure douce et agréable. Les tubercules de la racine de cette plante sont bonnes à manger et appellées macussons ou glands de terre.

Fig. 7. Lindigotier franc (Indigofera anil) est originaire de lAmérique méridionale, mais cultivé aux Indes occidentales et orientales comme dans l'Egypte, pour obtenir de ses feuilles la plus excellente et la plus durable couleur bleue, connue sous le nom d'indigo. La plante s'élève tout au plus à la hauteur de 2 pieds.

Une autre espèce, l'indigotier des Indes ou des tein­turiers (Indigofera lincloria), est cultivée dans les pays tropiques pour le même but. La racine et les feuilles de ces deux plantes sont aussi employées en médécine dans ces pays.

Fig. 8. L'astragale d'Espagne (Astragalus baeticus) croit naturellement dans les contrées voisines de la Méditeranné, sur­tout en Espagne, mais on le cultive dans différents pays d'Europe comme équivalent au café. Celte plante est annuelle, sélève à la hauteur de 1 à 1/ 2 pieds et porte dans les gousses, recourbées en crochet à la pointe, des semences brunes-jaunalres, carrées quon vend sous le nom de café suédois.

Fig. 9. La coronille bigarrée (Coronilla varia) pousse une tige couchée à feuilles pinnées; les fleurs variées de blanc de rouge et de violet donnent un très joli aspect, étant disposées en couronnes ou ombelles sur de longs pédoncules droits, et cest en été, qu'elles parent les collines et les revers de champ, celte plante végète. Ce sont les feuilles et les tiges, qui contien­nent des qualités purgatives et vomicalives.

Fig. 10. Le lotier corniculé (Lotus corniculatus) fournit une bonne nourriture pour le bétail et croit partout chez nous sur les collines, dans les prés secs, aux revers des champs comme dans les bois. Il est haut dun empan et porte des fleurs jaunes, parfois striées de rouge, en ombelles pédonculécs, et après la floraison des gousses longues et droites.

Planche X\m,

Fig. 18. Continuation des plantes papilionacées de la

dix-septième classe, ordre à dix étamines (Diadelphia Decandria).

Fig. 1. Le mèlilot officinal (Melilotus officinalis a. le sommet de la lige avec des fleurs et des fruits; b., c., d. les parties séparées de la corolle, savoir létendard, les deux ailes et la carène; e. le calice renfermant les organes de la fructifica­tion) sélève à la hauteur de 2 à 3 pieds, croit dans les champs, sur les coteaux pierreux et au bord des chemins, et porte des fleurs jaunes en longues grappes droites. Toute la plante répand une singulière odeur quand elle sèche, et on la dit propre à lex­pulsion des gerces; elle est aussi employée dans les pharmacies pour la préparation de l'emplâtre de méliiol.

Fig. 2. Le trèfle des prés (Trifolium pralense), cultivé partout chez nous dans les champs, est une précieuse plante four­ragère pour lentretien du bétail. Ses fleurs rouges reunies en têtes attirent les abeilles, qui en obtiennent une riche provision de miel. Toutes les espèces de trèfle ont une corolle monopé- lale en ce que les pieds de létendard, des deux ailes et de la carène sont connés en tube.

Fig. 3. Le trèfle rampant (Trifolium repens) a des fleurs blanches en tête globuleuse , portée solitaire sur un long pédon­cule nu, qui sélève de la lige couchée et rampante. Il est commun partout dans les prés, les pâturages et le long des chemins.

Fig. 4. Le trèfle pi e d-de-1 ièvre (Trifolium arvense), qui croit dans les champs et les pâturages, est annuel, haut dun empan, et porte des têtes ovales-oblongs très velues, dont les petites fleurs blanches ou rougeâtres sont presque cachées entre les longs poils sortant du calice.

Fig. 5. Le trèfle tombant (Trifolium campeslre ou procum- bens) porte de jolies petites têtes en fleurs jaunes, dont létendard est gracieusement strié ou plié (voyez b., une tète en fleurs est représentée, grandeur naturelle). Il croit dans les champs et les prés, poussant des tiges tantôt couchées, tantôt drôites, très rameuses et de la hauteur dun doigt ou dun empan. Le trèfle champêtre (Trifolium agrarium), tout en lui ressemblant beau­coup, ayant aussi les fleurs jaunes, a cependant la lige toujours droite et plus haute, et se distingue par ses têtes plus grandes.

Fig. 6. La luzerne cultivée (Medicago saliva) est une ex­cellente plante fourragère sélévant au-delà de la hauteur de 2 pieds et portant des fleurs bleues en grappes courtes, auxquelles succèdent des gousses lisses, contournées. Quoiquelle croisse naturellement dans les prés cl le long des chemins, on la trouve plus fréquemment cultivée.

Fig. 7. La luzerne en faucille (Medicago falcata) émet des liges ascendantes ou couchées, hautes de 1 à 2 pieds, garnies de fleurs jaunes en têtes ovales et de gousses contournées en faucille (voyez b.). Elle croit partout sur les coteaux et le long des haies; on la cultive en Suède.

Fig. 8. La luzerne lupuline (Medicago lupulina) ne doit être confondue avec le trèfle tombant (voyez fig. 3.), dont elle lient beaucoup. Elle se trouve abondamment dans les prés, pousse des tiges couchées de la longueur de 6 pouces à 1 pied, chargées de très petites fleurs jaunes, ramassées en petites têtes serrées, qui s'allongent à la maturité (voyez b.) et portent alors en place de fleurs beaucoup de petites gousses réniformes à une graine (voyez c. une de ces petites gousses, un peu grossie).

Fig. 9 et 10. Plantes de la dix-huilième classe (Potyadelphia).

Fig. 9. Le mille-pertuis commun (Ilypericum perfora- lum) se trouve en fleurs dès la fin de Juin jusquà la fin de lété aux endroits arides et le long des chemins. Il est célèbre par ses vertus médicales et sélève à la hauteur de 1 à 2 pieds, pous­sant une lige droite rameuse, chargée de feuilles elliptiques et de nombreuses fleurs jaunes, marquées de points noirs. Les feuilles, dès quon les approche du jour, se montrent parsemées dune quantité de points transparents, qui ont lair d'être des piqûres, mais ne sont réellement que des glands oléagineux transparents dans lintérieur des feuilles.

Fig. 10. Le cacaoyer cultivé (Theobroma Cacao) est un arbre, qui se trouve dans lAmérique méridionale, il est fré­quemment cultivé pour ses fruits de la grosseur dune concombre, renfermant beaucoup de graines ou damandes, les cacaos, dont on fait le chocolat. Cest pour ses fruits délicieux, que cet arbre s'appelle en latin nourriture des dieux (voilà la signification du mot Theobroma).

Planche XL-XIIV.

Dix-neuvième classe (Syngenesia).

Pans celte classe les anthères des cinq étamines, qui se trou­vent dans les fleurs, sont toujours soudées et forment un tube creux, à travers duquel passe le style, qui se divise ordinairement en deux stigmates sortant du tube. C'est pourquoi on nomme les plantes de celte classe les Synanlhérés. Mais elles se cor­respondent encore en dautres points de leur organisation et for­ment ensemble une famille naturelle, très distincte, quon appelle aussi les Composées (Composilae), pareequil y a toujours une multitude de petites fleurs, insérées sur un réceptacle général et presque toujours entourées dun calice commun (involucre géné­ral). Cet assemblage dune quantité de fleurettes, qu'au premier abord on prend pour une seule fleur, est nommé par les bota-

7