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partout chez nous aux endroits arides comme au bord des chemins, et c’est en été qu’elle se pare de ses capitules en fleurs bleues-claires, sessils ordinairement à deux le long des branches de la lige rameuse, haute de 1’/» à 3 pieds, et munis d'un calice commun double, calice intérieur à 8 folioles et calice extérieur à 5 folioles. Sa racine, étant torréfiée, sert à remplacer le café, et c’est pourquoi on cultive cette plante çà et là soigneusement.
Fig. 4. La sarrelle des teinturiers (Serralula tinctoria) ■est du nombre des plantes, qui se qualifient le mieux pour teindre en jaune, et c’est pourquoi on la cultive, quoiqu'elle croisse chez nous aussi naturellement dans les bois et sur les pâturages. Elle produit une tige, haute de 2 à 3 pieds, garnie de feuilles lyrées à grand lobe terminal, et chargée de fleurs rouges-foncées dans des calices cylindriques rougeâlres imbriqués d’écailles non épineuses. Toutes les fleurs, renfermées dans le calice commun, -sont lubulées comme dans toutes les plantes suivantes de celte planche.
Fig. 5. La bardane à grosses tètes (Arclium Lappa) se plaît au bord des chemins, sur les décombres et les rivages pierreux des rivières, porte de larges feuilles radicales cordiformes et des fleurs tubulées en capitules globuleux, dont les calices se composent d'une- quantité de folioles écailleuses, terminées par une épine crochue au sommet.
Fig. 6. Le chardon crépu (Carduus crispus) se trouve fréquemment aux bords stériles des eaux, dans les buissons et le long des chemins, où il s'élève à la hauteur de 2 à 4 pieds, portant des feuilles pinnatifides, crépues, armées d'épines au bord et prolongées à sa base en ailes épineuses, qui drapent le long de la tige, dont le sommet et les rameaux sont garnies de capitules à fleurs rouges, réunis 3 à 5 ensemble. L’aigrette des graines est simple et sessile comme dans tous les chardons proprement dits.
Fig. 7. Le cirse nain (Cnicus acaulis) est une plante basse à nombreuses feuilles pinnatifides à lobes sinués et épineux, étalées en cercle sur la terre, et c’est du milieu d’elles que s’élève presque sans pédoncule ou tige un capitule en fleurs rouges. L'aigrette des graines est plumeuse et sessile comme dans tous les cirses.
Fig. 8. L'onopordon à feuilles d’Acanthe ou le chardon aux ânes (Onopordon Acanthium) surmonte sans doute toutes nos espèces de chardon et cirse, dont elle a l’extérieur, vu qu'elle s’élève à la hauteur de 5 à 7 pieds. La lige est comme ailée par les feuilles cotonneuses, grises, qui s'y prolongent en ailes courantes épineuses. Les grands capitules globuleux à calices imbriqués épineux et à fleurs rouges sont disposés au sommet de la tige et des rameaux, et ont un réceptacle alvéolé pour la réception des fleurettes, de sorte qu’il y a une alvéole (un petit enfoncement) pour chacune des fleurettes et ensuite pour la graine. La racine de celte plante fut autrefois employée en médécine, surtout contre le chancre.
Fig. 9. L'artichaut commun (Cynara scolymus) est une plante semblable aux chardons, haute de 2 à 3 pieds, qui croit naturellement dans l'Europe méridionale et l’Afrique septentrionale, et qu’on cultive çà et là, notamment en France. Il produit de grands capitules au sommet de la tige et des rameaux (il n’y a qu'un tel capitule, représenté sur la planche), dont les écailles et les réceptacles sont employés en cuisine et mangés en légume.
Fig. 10. La carline sans lige (Carlina acaulis) se trouve dans les contrées montagneuses, où elle croit tout bas sur la terre, portant des feuilles pinnatifides épineuses, d’entre lesquelles sort un capitule grand et large, presque sessile, dont le calice commun a les folioles intérieures en forme de paillettes argentines et étroites, qui entourent comme des rayons le disque des fleurettes. Les cochons en déterrent et mangent les racines, qui sont particulièrement de leur goût.
Fig. 11. Le carthame des teinturiers ou safran bâtard (Carlhamus linctorius) croit naturellement dans les Indes -orientales et en Afrique, mais on le cultive aussi çà et là chez nous comme plante de teinture. La tige rameuse, haute d’un pied ou plus (la plante est diminuée dans notre figure) porte des capitules en fleurs jaunes-safran ou presque écarlaltes, et ce sont elles, qui fournissent la matière colorante.
Planche 3UL1I.
Fig. 1 à 3. Continuation du premier ordre de la dix- neuyième classe.
Fig. 1. La santoline petit-cyprès (Sanlolina chamæcy- parissus) est un arbuste de l'Europe méridionale, qu’on cultive fréquemment chez nous dans les jardins et les pols-de fleurs. Les olies feuilles sont cotonneuses, grisâtres comme toute la plante.
Toutes les parties do la santolino, qui porle des capitules subs globuleux en fleurs jaunes lubulées, ont un goût amer.
Fig. 2. L’eupaloire à feuilles de chanvre (Eupalorium cannabinum) est une plante de la hauteur de 2 à 5 pieds, qui fleurit en Juillet et en Août au bord des ruisseaux, dans les lieux aquatiques des bois cl dans les buissons. Les capitules en fleurs rouges-pâles sont disposés en corymbes serrés presque ombelli- formes au sommet de la tige; les calices cylindriques renferment peu de fleurettes; les feuilles sont divisées en 3 ou quelquefois 5 parties lancéolées et dentées. Cette plante amère fût employée autrefois en médécine et sert aujourd'hui pour teindre en noir.
Fig. 3. Le bidens penché (Bidens ccrnua), qui croit le long des fossés et dans les lieux humides, appartiendrait plutôt à l’ordre suivant, pareeque ses capitules, comme le montre la figure, sont ornés d’un rayon de fleurettes larges ligulées, entourant le disque composé de fleurs tubulées; cependant celle plante, se rencontre tout aussi souvent sans rayon, et le Bidens trifide (Bidens triparlila), qui a des feuilles à 3 divisions et croit aux mômes endroits, ne porle que des capitules composés de fleurs tubulées, n’ayant jamais de rayon. Ce genre, qui forme donc une sorte de transition à l’ordre suivant, lient son nom des dents ou arêtes rudes au nombre de 2, quelquesfois aussi de 3 à 5, dont les graines sont munies en place d’aigrette (voyez fig. b. et c.).
Fig. 4—11. Second ordre de la dix-neuvième classe.
(Syngenesia superflua).
Fig. 4. L’armoise Absinthe (Arlemisia Absinlhium), qui se plaît sur les collines sèches et les décombres, est garnie de feuilles doublement pinnées ou multifides, grises-argentines. Scs petits capitules pendants à fleurs jaunes sont disposés dans une grappe paniculée. L’absinthe est très recherché en médécine surtout contre les maux d’estomac, pareeque toutes ses parties renferment une forte amertume. On dirait, que celte plante appartiendrait encore au premier ordre, vu que toutes les fleurettes des capitules sont lubulées; mais on trouve, en les examinant do plus près, que les fleurettes extérieures du bord sont fémclles, étant dépourvues d’étamines et n’ayant qu’un pistil.
Fig. 5. Le pélasile sauvage (Tussilago Farfara) se trouve de même au nombre des plantes médicinales, salutaires. Ses feuilles, revêtues en dessous d’un feutre mince, peuvent pour la forme être comparées à un fer à cheval (voyez b. la feuille diminuée), et c’est de nos jours encore comme dans les temps les plus reculés qu’on les emploie contre la toux et les maladies do poitrine; elles ne se développent qu’après la floraison, qui est déjà en Mars et Avril, où s'élèvent les capitules radiés en fleurs jaunes sur des liges écailleuses (voyez a.).
Fig. 6. Le gnap haie Pi ed-de-chat (Gnaphalium dioicum) est commun dans les terrains de bruyères et les bois secs, où il fleurit depuis le mois de Mai jusqu’en Juillet. Ses feuilles radicales sont spalulées, cotonneuses et la racine émet des rejets, chargés de feuilles semblables, tandis que les feuilles, garnissant les tiges sont linéaires. Des folioles sèches et scarieuses comme du papier composent l'involucre (le calice commun) des capitules. Ce qui est remarquable, c’est que les individus different par rapport du sexe, les uns ne portant que des capitules à fleurs mâles (voyez fig. b. et d.) et d’autres n'en ayant qu’à fleurs fémelles (voyez fig. a. et c.).
Fig. 7. Le gnaphalc Pied-de lion (Gnaphalium Leonto- podium) est une très jolie plante des Alpes, qui atteint à la hauteur d'un doigt à un empan et est revêtue d’un feutre blanc, très épais; ce sont particulièrement les capitules ramassés au sommet de la tige, qui se trouvent gracieusement entourés de bradées blanches cotonneuses.
Fig. 8. La conyze rude (Conyza sqarrosa) pousse une lige droite, haute de 1 */* à 3 pieds, garnie de feuilles ovales ou at- longées-obtuses et d’un corymbe terminal de nombreux capitules, dont l’involucre est imbriqué et les fleurs sont jauncs-pâles. Les fleurettes du bord ne forment point de rayon, mais elles diffèrent pourtant de celles du disque, en ce qu’elles ont une corolle tri- tide et sont femelles (c'est-à-dire: pourvues seulement d'un stylo et dépourvues d'étamines). Celle plante a une odeur singulière et un goût amer aromatique; quand on la brûle, la fumée en chasse les mouches et les puces.
Fig. 9. La verge d'or commune (Solidago Virgaurea) porte une tige droite, haute de 2 à 3 pieds avec un bel épi paniculé, composé de capitules radiés à fleurs jaunes. C’est en Juillet et en Août, qu'elle fleurit et orne nos bois. On lui attribue des vertus médicinales et elle donne une belle couleur jaune et brune
Fig. 10. Le seneçon commun (Senecio vulgaris) est une des herbes les plus communes, qu'on trouve en fleurs depuis le mois de Mars jusqu’en Novembre et Décembre dans les champs en friche, les jardins potagers et les vignobles. Il n’est haut ordinairement que d'un empan et porle des feuilles pinnatifides em-

