brassantes et des capitules à fleurs jaunes sans rayon, renfermées dans un calice cylindrique, dont la base est munie d'écailles minces, noirâtres à la pointe et qu'on peut prendre pour un second calice. Aussitôt après la floraison le calice intérieur se replie, pour que les nombreuses graines et leurs aigrettes puissent s’étaler (voyez fig, b.); c'est alors que les nombreuses chevelures blanchâtres des graines, formant des boules sur les pédoncules, donnent à cette plante un air grison. Les oiseaux de chant aiment beaucoup se nourrir de l'herbe du seneçon commun, surtout les serins de Canarie, auxquelles on en met dans les cages.
Fig. 11. Le seneçon Jacobée ou l'herbe de Saint-Jacques (Senecio Jacobæa), qui pousse des liges, hautes de 2 à 3 pieds, chargées de feuilles lyrées-pinnées (dont les folioles sont encore pinnatifides), et porte des capitules radiés à fleurs jaunes dans un bel et grand corymbe, fleurit en Juillet et en Août dans les prés, les pâturages et le long des chemins.
Planche XXIII.
Continuation des plantes du second ordre de la dix-neuvième classe.
Fig. 1. L'aster Amellus (Aster Amellus) est une bien jolie plante, qui vers la fin de l'été et en automne expose sur des collines sèches et des montagnes ses capitules en fleurs à rayon bleu et disque jaune, portés sur une lige rameuse haute d’un pied. C’est dans nos jardins qu'on rencontre en été l’Aster de Chine ou Reine-Marguerite (Aster chinensis), plante annuelle, qui porte des capitules plus grands à rayon blanc, rouge ou bleu, et en automne différentes espèces pérénanlcs, qui nous sont parvenues de l’Amérique, formant de hauts buissons mais garnies de capitules plus petits, que dans la Reine-Marguerite.
Fig. 2. La pulicaire ou inule dyssentérique (Inula dvsenterica) s’élève à la hauteur de 1 à 2 pieds, porte des feuilles allongées, cordiformes-embrassantes, cotonneuses, et un corymbe terminal de capitules de fleurs à rayon jaune. Celle plante, qui croit au bord des fossés et dans les lieux marécageux, fut autrefois employée en médécine. Une espèce bien plus grande de ce genre, qui se trouve dans les contrées montagneuses et atteint à la hauteur de 4 à 6 pieds, c’est l'Inule aulnée (Inula Helenium), dont on recueille pour les pharmacies la racine d’une forte odeur aromatique.
Fig. 3. La cinéraire des marais (Cineraria palustris), qui est commune le long des fossés aquatiques et aux endroits marécageux dans l’Europe septentrionale, a la tige velue feuillée, haute de l 1 /* à 2 pieds, et porte beaucoup de capitules à fleurs jaunes-pâles. Les graines sont ornées d'une longue aigrette blanche et fine comme de la soie.
Fig. 4. L’érigéron âcre (Erigeron acre) croit dans les lieux arides et pierreux, est muni de feuilles radicales spatulées et d’une lige rougeâtre, haute d'un pied avec des feuilles étroites et de petits capitules, dont le bord est garni de nombreuses fleurettes radiées étroites, violettes-rougeâlres. Celte plante a le goût âcre et mordant, appartenait dans le temps aux plantes médicales, et l’on dit, qu’én la brûlant, sa fumée fait périr les puces.
Fig. 5. L’arnica de montagne nommé aussi le tabac des Vosges ou des Savoyards (Arnica inonlana) est une plante médicinale célèbre, ne portant que peu de capitules grands jaunes-radiés sur une lige haute, d’un pied chargée à la base de feuilles ovales. C'est en Juin et Juillet, qu'elle fleurit dans les prés des hautes montagnes, ou l'on la recolle pour l’employer contre l’épilepsie et d’autres maladies.
Fig. G. Le bellidiastredeMicheli ou des montagnes (Bellidiaslrum montanum) a de nombreuses feuilles radicales spatulées et ne porte sur une tige ou hampe nue, haute d'un empan à un pied, qu’un seule capitule blanc-radié. On ne le trouve que sur de hautes montagnes. Il ressemble beaucoup â la petite marguerite des près (voyez fig. 7.), mais se distingue surtout par ses sémences (akènes) munies d'une aigrette à filets spinulés.
Fig. 7. La paq u ere tt e vi va ce ou la petite Marguerite des prés (Bcllis perennis) est très commune dans nos prés et nos pâturages, où elle commence à fleurir d’éjà avec le printemps et n’en finit qu'avec l’hiver. Les feuilles radicales sont spatulées, et les capitules blancs-radiés se trouvent solilairs sur les tiges nues, hautes d’un doigt. (La figure b. réprésente une fleurette ligulée blanche du rayon — la figure c. une fleurette tubuleuse du disque). On cultive dans nos jardins encore plusieurs variétés de fleurs pleines, à rayon rouge etc.
Fig. 8. Le chrysanthème grande marguerite (Chrysan- themum leucanthcmum) se rencontre fréquemment dans nos prés et au bord des chemins depuis le mois de Mai jusqu’en Juillet. Ses capitules blancs-radiées sont très analogues à ceux de la petite marguerite, quoiqu’ils soient bien plus grands et aient un calice
autrement organisé, dont chacun peut, en les comparant, facilement se convaincre. Les semences sont dépourvues d'aigrette comme dans la petite marguerite. Les feuilles, placées sur une tige de la hauteur de 1 à l‘/ 2 pieds, sont ovales, embrassantes, à dents très pointues, tandis que les radicales sont obovales, dentées et longuement pétiolées.
Fig. 9. L’achillée Mille-feuille ou l’herbe au charpentier (Achillea Millefolium), qui croît partout le long des chemins et des champs, dans les prés cl sur les coteaux secs, porte des feuilles bipinnées à pinnules très étroites (c’est dans les longues feuilles radicales, qu’on pourrait compter près de mille de ces pinnules — d’où le nom Mille-feuille). Scs capitules blancs (rarement rougeâtres), qui sont petits et ne renferment que 8 fleurettes lubulées et 5 fleurettes courtes en languette (voyez b. un fleuron en languette — et c. un fleuron tubulé), répandent une odeur aromatique et sont disposés en ombelles plattcs au sommet de la tige, haute de 1 à l 1 /, pieds. Outre que celle herbe fournit une bonne nourriture pour le bétail, surtout pour les brebis, sert-elle encore de médicament pour les hommes.
Fig. 10. La malricaire camomille (Malricaria chamomilla), qui occupe un haut rang parmi les plantes médicinales, est généralement usitée comme remède anti-spasmodique. Elle se plaît dans les moissons et pousse une lige, haute de 1 à 1'/* pieds garnie de feuilles bipinnées à folioles linéaires presque aussi fins qu'un cheveu et de capitules blancs radiés. En détachant toutes les fleurettes et les semences du capitule, on voit un réceptacle nu et cylindrique-conique. J^es espèces du genre Camomille (Anthémis), qui ressemblent beaucoup à la malricaire, dont nous parlons, ont le réceptacle chargé de paillettes; aussi ses capitules n’onl-pas l’odeur doux et agréable de la malricaire camomille.
Planche XWV.
Fig. 1—5. Continuation des plantes du second ordre de la dix-neuvième classe.
Fig. 1. La camomille romaine ou odorante (Anthémis nobilis — a. toute la plante diminuée; b. un capitule, grandeur naturelle; c. le calice vu d’en bas; d. une fleurette du rayon, grossie; e. une fleurette du disque avec sa bractée, grossie) est du genre des camomilles, dont le réceptacle général du capitule porte des paillettes (une bractée étroite pour chaque fleurette). Elle croit naturellement dans les pays méridionaux de l'Europe et l’on s'en sert en infusion comme de la malricaire.
Fig. 2. La camomille fétide ou Maroule (Anthémis Colula) est d’entre les camomilles celle, qui se distingue le plus facilement de la malricaire en se trahissant d'abord par l'odeur puante de ses capitules, quoique ses feuilles lui ressemblent beaucoup. Elle sc plaît sur les décombres et aux échaliers, aussi la trouve-t-on dans les champs.
Fig. 3. La camomille des teinturiers ou l’oeil de boeuf (Anthémis tincloria) produit des capitules à rayon jaune, porté sur une lige haute de 1 à 2 pieds, et fleurit depuis le mois de Juin jusqu’en Août sur les collines et les montagnes sèches. Leurs capitules servent à teindre en jaune.
Fig. 4. La tanaisie commune (Tanacetum vulgare) se rencontre au milieu de l’été jusqu’en automne partout dans les lieux incultes, au bord des chemins et des fossés, chargée de ses capitules jaunes hémisphériques, dépourvus”de rayon et disposés en corymbes serrés. Toutes les fleurettes contenues dans le capitule étant lubulées, on serait tenté de croire, que cette plante devrait appartenir au premier ordre de la dix-neuvième classe; ce n’est qu’en les examinant déplus près, qu’on trouvera, que la circonférence du capitule est munie de fleurettes différentes des autres, savoir à 3 divisions du limbe et un style sans étamines, tandis que tout le reste sont des fleurettes hermaphrodites à 5 divisions. Toute la plante à l’odeur forte et le goût amer; elle est employée comme médicament contre les vers.
Fig. 5. L’oeuil de boeuf à feuilles de saule (Buphlha- mum salicifolium) sc trouve abondamment chez nous, où il y s des montagnes calcaires, nous charmant en été par ses capitules en fleurs jaunes d’or radiées, solitaires au sommet de la tige et des rameaux. 11 porte des feuilles radicales allongées cl des feuilles lancéolées sessiles à la lige plus ou moins velue, haute de 1 à 2 pieds.
Fig. 6. L’hélianthe lubéreux ou le topinambour (He- lianlhus tuberosus) est originaire de l’Amérique, appartient au genre des Tournesols et pousse des liges de la hauteur de 3 à 8 pieds, garnies de capitules jaunes radiés, qui ne paraissent qu’en automne au sommet des liges. Les fleurettes en languette du rayon sont stériles, comme l’exige le troisième ordre. Les racines tubéreuses de celte plante sont nommées poires de terre et employées comme nourriture pour les bestiaux et même man-

