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gées en place de pommés-de-lerre (Solanum luberosum) des hommes.
Fig. 7. La Rudbeckiée purpurine (Rudbeckia purpurea) est une très belle plante d’agrément, originaire de l’Amérique. Elle s’élève à la hauteur de 4 à 6 pieds et porte des capitules à long rayon purpré , dont les fleurettes en languette sont stériles et c’est pourquoi celle plante appartient comme les hélianthes au troisième ordre.
Fig. 8. Le barbeau ou bluet des blés (Centaurea Cya- nus) plaît généralement par ses charmants capitules bleus-de-ciel et se trouve en abondance en été dans les moissons. Les fleurettes du bord de la calathide sont stériles mais plus grandes et plus élégantes que celles de l'intérieur, qui renferment les organes de la fructification. Le genre, auquel appartient celte belle plante, s’appelle centaurée, dont il y a chez nous encore d’autres espèces, par ex. en est-il dans nos prés une espèce à capitules amples pourprées, nommé en Allemagne baguettes de tambour (Centaurea scabiosa). Le calice commun du genre centaurée est globuleux pour la plûpart des espèces, du moins ap- proche-l-il de celte forme, et est composé d'écailles imbriquées.
Quatrième ordre de la dix-neuvième classe. (Syngenesia necessaria).
Fig. 9. Le souci des jardins (Calendula officinalis) est fréquemment cultivé dans nos jardins pour scs capitules d'une couleur jaune d'or ou orangée, quoique ses fleurs aient une odeur forte et désagréable. Les graines (akènes), qui ne naissent que des fleurettes radiées du bord (les fleurs du disque étant stériles dans cet ordre), ont une forme courbée ou annulaire (voyez fig.b., où l’on voit le capitule dcfleuri avec les semences courbées).
Cinquième ordre de la dix-neuvième classe. (Syngenesia segregata).
Fig. 10. L’échinops azuré (Echinops Ritro) est très distingué par ses capitules bleus globuleux, et cultivé pour cela assez souvent dans nos jardins. Le calice commun manque, mais j chaque fleur de l’assemblage globuleux est munie d’un calice à ! part, composé d'écailles pointues. Les feuilles sont épineuses, j L'échinops à grosses têtes (Echinops sphaerocephalus), qui j porte des capitules blancs ou bleus-pâles, se rencontre ça et là en Allemagne et en France.
Planche XLV.
Plantes de la vingtième classe (Gynandria).
Des plantes très intéressantes se trouvent dans celle classe, notamment la famille des Orchidées (Fig. 1—11. sur notre planche), qui croissent dans les prés et les bois et sont très distinguées par la singulière organisation de leurs fleurs. Les plantes de cette famille ne renferment ordinairement dans les fleurs qu’une étamine, étroitement soudée au style et divisée en deux loges, de sorte que, selon quelques botanistes, il y aurait deux anthères. L’ovaire est inférieur et le périanthe montre presque toujours 6 lanières (pétales ou segments du périanthe) plus ou moins colorées, dont 3 extérieures et 3 intérieures; les intérieures sont d’une forme différente et irrégulière vu que la lanière du milieu est toujours bien plus grosse et prolongée en lèvre souvent pendante, variant en forme et direction dans les diverses espèces dans quel- quesunes prolongée en épéron à la base ; les lanières latérales se nomment ailes. Nos espèces indigènes ont une lige simple soutenant les fleurs disposées en épi on en grappe.
Fig. 1. L’orchis morio (Orchis morio) fleurit déjà en Avril et en Mai çà et là dans nos prés, n’atteint qu'à la hauteur d'un doigt ou d’un empan tout au plus, et porte des fleurs bleues-rou- geâlres à épéron court et munies d'ailes striées de vert. La racine a deux tubercules arrondis.
Fig. 2. L’orchis militaire (Orchis mililaris) se plaît dans les prés secs des montagnes et au bord des bois, où elle s’élève à la hauteur de 1 à 2 pieds et porte beaucoup de fleurs bigarrées dans une grappe assez serrée, ce qui contribue à la rendre très belle. En examinant de plus près une fleur détachée on est surpris par la vue d’un petit guerrier; car les 3 pétales (lanières) extérieurs blancs-cendrés avec les deux ailes forment un casque, tandis que la lèvre purpurine, pendante est organisée de manière à pouvoir y distinguer deux bras et un corps, soutenus par deux jambes. La racine de cette espèce est aussi munie de deux tubercules arrondis.
Fig. 3. L’orchis à 2 feuilles (Orchis bifolia) fleurit en été fréquemment dans les bois et leurs prés, porte des fleurs blanches à lèvre entière, lancéolée, épéron long et ailes étalées. Ces fleurs sont réunies dans un épi long, droit, et c’est surtout
vers le soir ef pendant la nuit qu’elles sont (rès odorantes. La tige porte à la base deux feuilles allongées-éllipliques, obtuses, et la racine est chargée de 2 tubercules ovales.
Fig. 4. L’orchis brûlé (Orchis usfulata) est une petite espèce très jolie du même genre que les précédentes et dont la racine est aussi munie de tubercules arrondis. La tige n’est haute que d'un doigt à un empan tout au plus, et soutient un épi très serré en petites fleurs â lèvre blanche, marquée de points rouges, prolongée en épéron court. Les pétales extérieurs sont rouges- foncés, presque noirâtres à la pointe, ce qui fait que le sommet de l’épi a l'air d’être brûlé.
Fig. 5. L'orchis à larges feuilles (Orchis latifolia — a. toute la plante, diminuée; b. une fleur détachée, grossie) se plaît dans les prés humides ou marécageux, fleurit en Mai et Juin, a la racine douée de tubercules palmés, les feuilles plus ou moins tachetées d'un pourpre noirâtre et les fleurs rouges disposées en épi serré.
Fig. 6. L’orchis à long épéron (Orchis conopsea) fleurissant en Juin et Juillet dans les bois et leurs prés, a de même que les espèces précédentes la racine chargée de deux tubercules en forme de petites mains avec des doigts, et porte des feuilles étroites. La tige, haute de 1 à 2 pieds est ornée d’un long épi en fleurs purpurines à épéron très long et ailes étalées.
Fig. 7. L’ophrys porte-mouche (Ophrys myodes), qu’on nomme aussi tout bonnement porte-mouche, a un air très miraculeux, vu que les fleurs, disposées en épi, imitent par la forme de la lèvre rouge-noirâtre le corps d’une mouche. On la trouve en Juin dans les prés des bois, exposés au soleil.
Fig. 8. L’ophrys fausse-araignée (Ophrys arachnites) est plus merveilleuse encore et croit aux mêmes endroits. C’est ici que la fleur a l’air d’une colombe au moment de s’envoler, placée sur une tête de mort. C’est la lèvre brune-noirâtre tachetée, qui imite une tête de mort et c’est le style, qui représente le corps, le cou et la tête de la colombe dont les yeux sont formés par une anthère à deux loges ; ce sont les trois pétales extérieurs, qui forment la queue de la colombe, tandis que les deux intérieurs, latéraux l’achèvent, en lui donnant des ailes.
Fig. 9. L’epipactis à fleurs rouges (Serapias rubra) porte sur une tige de la hauteur d’un pied ou plus 6 à 20 belles fleurs d'une couleur rouge ou lilas, réunies dans un épi. Cëtle plante se trouve en fleurs aux mois de Juin et de Juillet dans les bois montagneux humides, notamment dans les montagnes calcaires.
Fig. 10. La vanille aromatique (Epidendrum Vanilla ou Vanilla aromatica) est une plante de l’Amérique tropique, où elle croît dans les bois humides, en faisant monter ses tiges grimpantes jusqu’à la cime des grands arbres. Les fleurs blanches, verdâtres en dehors ont 5 à 6 pouces de diamètre (la figure représente les fleurs et le fruit beaucoup diminués) ; il leur succède des fruits en silique, longs de 6 à 8 pouces, fournissant l’excellent aromate, connu sous le nom de vanille.
Fig. 11. La cypripède sabot: vulgairement Sabot de vénus (Cypripedium calceolus). C’est la grandeur de sa fleur solitaire (rarement il y a deux) au sommet de la lige, haute d’un pied ou plus, qui a mérité à celle plante la première place parmi nos Orchidées. On remarque une lèvre jaune, renflée, ventrue, concave, en forme de sabot, presque de la grosseur d’une noix, pendant du milieu de 4 pétales bruns, lancéolés, pointus. Le style montre deux étamines, qui lui sont étroitement soudées. Celte plante fleurit en Mai et Juin parfois dans nos bois montagneux.
Fig. 12. L’aristoloche clématite (Aristolochia clematilis) se trouve en fleurs depuis le mois de Mai jusqu’en Juillet dans les haies et aux endroits arides. La racine aromatique, rampante émet des tiges simples, droites, chargées de feuilles cordiformes, obluses, péliolées, des aisselles des quelles naissent les fleurs jaunes en languette. Six anthères, dont chacun est divisé en 2 loges, de sorte qu’on dirait voir 12 étamines, sont placés autour d’un style court et gros en dessous du stigmate étoilé. Les féu- illes à l’odeur forte et particulièrement la racine possèdent des vertus médicales. Celle plante n’appartient pas comme la précédente aux Orchidées, mais elle est parente de l’asaret (voyez planche XXIV. Fig. 1.).
Planche 3ULVI.
Plantes de la vingt-unième classe (Monôcia).
Celte classe renferme les plantes, dont les fleurs sont monoïques, c’est-à-dire les plantes, où sur le même pied il se trouvent des fleurs ne renfermant que des étamines (fleurs mâles) et d’autres ne renfermant qu’un pistil, d’où naissent les fruits (fleurs femelles). Ce sont des plantes très différentes, qui se trouvent
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