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Fig. 3. L’arum maculé, appellé aussi Gouet ou Pied- de-veau (Arum maculalum) est une plante intéressante à racine tuberculeuse, qui fleurit en Mai et Juin aux endroits humides et ombrés de nos bois et porte des feuilles de la longueur d’un empan à un pied, hastées-sagillées, parfois tachetées de pourpre noirâtre, d'entre lesquelles sort une hampe courte, surmontée d'une spathe blanchâtre ou bien légèrement pourpré, pointue en cornet, renfermant le spadice droit violet, qui a le sommet en massue et v porte les fleurs mâles avec les étamines en dessous et plus bas les fleurs fémelles avec les pistils (voyez fig. b.). Aussitôt que le sommet en massue et les fleurs mâles sont flétries, les pistils donnent naissance à des baies rouges (voyez flg. c.), qui mûrissent en Juillet et en Août et ne sont pas propres à manger, en étant très âcres. La racine en est officinale et renferme fraîche une âprete vénéneuse, tandis que sèche elle donne une farine, bonne à manger.
Fig. 4. La calla des marais (Calla palustris) a quelque analogie avec l’arum, se trouve dans les marais et les prés aqueux surtout dans l’Europe septentrionale et ne s'élève qu'à la hauteur d’un doigt à un empan; elle a une racine traçante, des feuilles cordiformes et renferme dans la spathe blanche un spadice, entièrement couvert de fleurs, c'est à dire d’étamines, entremêlées d’ovaires, d’où naissent des baies rouges (voyez fig. b.). Sa racine était dans le temps employée contre les blessures des serpents. La calla élhiopique, qu’on cultive fréquemment dans les pots-dc-fleurs, est bien plus grande, haute de 3 pieds ou plus, porte des feuilles sagiltées et un grand spadice blanc comme de la neige.
Fig. 5. Le noyer commun (Juglans regia), qui nous est parvenu de la Perse, est très estimé pour ses drupes (voyez fig. a.), qui renferment dans une écorce verte coriace une noix ligneuse, contenant un très bon noyau. Les fleurs mâles paraissent rassemblées en chatons verts, cylindriques (voyez fig. b.); les fémelles au contraire, munies d’un pistil à deux stigmates, ne sont réunis que deux ou trois ensemble aux rameaux (voyez fig. c.). Les feuilles pinnées ont une odeur agréable, aromatique.
Fig. 6. Le chêne pédonculé ou à grappes (Quercus pedunculata) s'appelle aussi Chêne mâle et se distingue du Chêne sessile ou fémelle par sa taille plus élevée elles longs pédoncules, qui soutiennent les fruits. La capsule (voyez b.) renfermant la noix ligneuse, appelée gland (voyez c.), est composée d'une quantité de bractéoles sondées. Les fleurs mâles, disposées avec interruption en chatons nus, filiformes, ont 6 à 10 étamines.
Fig. 7. Le hêtre des bois (Fagus sylvalica) est dans nos bois un des arbres les plus connus, qui nous fournit surtout un excellent bois de chauffage. Les fleurs mâles paraissent en chatons pédonculés arrondis-ovales (voyez fig. a. — un rameau portant deux chatons à fleurs mâles et un chaton à fleurs fémelles) et sont munies de 8 à 12 étamines dans un périanthe en cloche à 8 divisions (voyez fig. b. — une fleurette mâle, grossie) les fleurs fémelles sont réunies 2 ou 3 ensemble dans un perianlhe à quatre divisions (voyez fig. c. — l’involucre quadrifide renfermant deux fleurettes fémelles, grossie) et forment des chatons à pédoncules plus courts, et c'est ce périanthe, qui plus tard se transforme en une sorte de capsule épineuse, renfermant 2 à 3 noix triangulaires (les soi-disant faines), dont on retire une très bonne huile.
Fig. 8. Le bouleau blanc ou commun (Belula alba) est un arbre élégant grêle, qui croit dans nos bois montagneux et se distingue par son écorce blanche, lisse, se levant par nombreuses couches en feuillets comme du papier. Ses feuilles sont rhom- boidales, triangulaires, doublement dentées et terminées en pointe. Les fleurs mâles sont disposées en chatons déliés, imbriqués, formés d’ecailles oblonges, tandis que les chatons, renfermant les fleurs fémelles, sont un peu plus cdurls, grossissent peu à peu et contiennent ensuite sous leurs écailles (bracleoles) de petites noix, munies d'ailes membraneuses (voyez fig. b.).
Fig. 9. Le charme commun (Carpinus Betulus), qui s’appelle aussi Charmille, appartient aux arbres indigènes dans nos bois el^ est distingué par son bois dur, blanc, employé pour toute sorte d outils par les charrons et les tourneurs. Ses feuilles ovales, pointues, doublement dentées sont glabres et très joliment ridées. Les fleurs mâles tout aussi bien que les fémelles forment ensemble des chatons cylindriques, imbriqués, formés d’ecailles (voyez fig. b.), mais les chatons fémelles sont encore munis des bractéoles trilobées (voyez fig. a.), croissant beaucoup et conlenant à leur base une noix striée avec un noyau bon à manger.
Fig. 10. Le platane d’Occident (Platanus occidcntalis) fut transplanté de l’Amerique septentrionale en Europe et se rencontre de nos jours fréquemment dans les jardins publics et les avenues. C est un grand et bel arbre, muni d’une écorce lisse, qui se lève d’elle-même, et d’une couronne étalé à grandes feuilles quinquelobées. Les fleurs sont ramassées en têtes globuleuses, pendant sur de longs pédoncules; les unes de ces têtes sont composées de fleurs fémelles, les autres de fleurs mâles.
Fig. 11. Le coudrier Noisetier (Corylus Avellana) est connu de tout le monde par ses noix, bonnes à manger, entourées à la base d’involucres, découpés en leurs bords (voyez fig. b.). C'est celle de nos plantes ligneuses, qui fleurit la prémière. souvent déjà en Janvier ou Février avant que ses féuilles ne se sont développées. Les longs chatons cylindriques, qui pendent des branches, renferment sous leurs écailles les fleurs mâles, tandis que les fémelles sont cachées dans les bourgeons, d’où l’on voit sortir les styles rouges (voyez fig. a.).
Planche XLYUI»
Continuation des plantes de la vingt-unième classe.
Fig. 1. Le ricin commun (Ricinus communis) n’est point un arbre mais seulement une plante herbacée, quoique dans les pays tropiques, dont il est originaire, il s’élève en arbre et parvienne à une hauteur de 20 à 40 pieds, tandis que dans nos jardins il n’est haut de 4 à 9 pieds, puisque chez nous il périt en automne. Le ricin porte de grandes feuilles à 5 ou 9 lobes. Les fleurs mâles renferment beaucoup d’étamines et sont placées en dessous des fémelles, qui se distinguent par les styles ronges. Le fruit consiste en une capsule arrondie, hérissée de pointes herbacées subulées (voyez fig. b.) et renfermant trois loges, dont chacune contient une graine. Ce sont ces semences, qui donnent l’huile de ricin, médicament très important.
Fig. 2. Le pin sylvestre, ou P in d’E co s s e (Pinus syl- vestris) est dans nos bois un des arbres les plus communs, qui croît particulièrement dans les terrains sablonneux, où il forme fréquemment de grandes forêts. Ses feuilles aiguës, longues de 2 à 3 pouces, naissent toujours 2 ensemble dans une gaine courte. C’est au mois de Juin, qu’on remarque aux rameaux une quantité de chatons en fleurs mâles à anthères jaunes, ramassées en grappes serrées; les fleurs fémelles forment ensemble un petit cône vert, formé d'écailles, grandissant ensuite et devenant brun et ligneux, ouvrant enfin les écailles ci-devant serrées l’une contre l'autre (voyez fig. b.); sur chaque écaille il y a deux graines, munies d’ailes membraneuses.
Fig. 3. Le sapin élevé ou la pesse (Pinus picea ou Abies excelsa) se plaît surtout dans les contrées septentrionales de l'Europe, est un fort bel arbre très élevé d’une forme pyramidale et dont le bois comme l’écorce sont rougeâtres. Il est garni de nombreuses feuilles quadrangulaires, aiguës, courtes, solitaires, rapprochées les unes des autres tout autour et le long des rameaux, et porte des cônes cylindriques, pendants vers la maturité (voyez fig. b.), qui au temps de la floraison sont droits et rouges (voyez fig. a. — ou il y a au sommet trois cônes fémelles jeunes, et plus en bas plusieurs chatons de fleurs mâles).
Fig. 4. Le sapin en peigne ou commun, aussi nommé Sapin des Vosges (Pinus Abies vel Abies peclinala) a le port élevé pyramidal comme l’éspèce précédente, dont il se distingue par ses cônes droits et ses feuilles linéaires échancrées à leur extrémité, blanches en dessous, déjetées horizontalement comme en peigne sur les côtes dans les branches. C’est l’arbre qui nous fournit la lerebenlhine de Strasbourg.
Fig. 5. Le sapin mélèze ou mélèze d’Europe (Pinus- on Abies Larix) est orné de feuilles linéaires, molles, en faisceaux, qui tombent en automne, de sorte que pendant l’hiver cet arbre est dépourvu de feuilles (les trois espèces précédentes demeurent toujours vertes, puisqu’elles ont des feuilles persistantes), et porte de petit cônes droits. Cet arbre, fréquent surtout les régions élevées des Alpes, est celui, qui nous fournit la résine liquide, dite térébenthine de Venice.
Fig. 6. Le Thuya d’occident (Thuja occidcntalis) est un très bel arbre à rameaux étalés presque horizontalement et à branches planes, comprimées, auxquelles les petites feuilles ovales- rhomboïdales sont étroitement appliquées, en y formant comme des écailles en 4 rangées régulières. Il produit ses graines en petits cônes pendants. C'est dans nos jardins d'agrément, que cet arbre, qui nous est parvenu de l’Amérique septenlrionele, se rencontre assez souvent.
Fig. 7. Le cyprès ordinaire (Cupressus sempervirens) croit naturellement en Orient, dans le nord de l’Afrique et le sud de l’Europe, où, suivant un ancien usage, on aime à le planter sur les tombes. Ses rameaux dressés lui donnent une forme pyramidale, ce qui le distingue du Thuya, dont il diffère en outre par son vert foncé, quoique pour la forme de ses petites feuilles appliquées il lui ressemble beaucoup. La branche représentée fait voir les petits cônes presque globuleux, contenant les graines.
Fig. 8. Le sablier élastique ou Pel de diable (Hura crepilans) produit un fruit circulair d’une organisation très étonnante, qui est composé de 12 à 18 loges à une graine et ressemble

