en une sorte de cône, dont les bractéoIe9 Imbriqués cachent les fémences (petites noix).
Fig. 11. L’igname ailée (Dioscorea alala) est une plante grimpante des pays tropiques, où elle est cultivée pour ses grandes racines tubéreuses, pesant quelquefuis de 40 à 60 livres et fournissant une excellente farine, employée pour le pain et d'autres préparations alimentaires. La racine fraîche contient un suc très âcre, qui appliqué extérieurement sert de remède contre les 'abcès etc., et s'éloigne facilement, quand on cuit la racine ou la met dans l’eau. Outre le fruit du Jaquier (tab. 46. fig. 1.) cette racine forme la principale nourriture des habitants des mers du Sud.
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Fig. 1—7. Continuation des plantes de la vingt-deuxième classe (Divecia).
Fig. 1. Le peuplier Tremble (Populus tremula) est un des arbres les plus communs dans nos bois et très distingué par le mouvement tremblant auquel ses feuilles arrondies, bordées de dentelures obtuses, cèdent au moindre vent, ce qui provient des longs pétioles, comprimés des deux côtés. Les fleurs paraissent en longs chatons poilus (voyez a. une branche de l'arbre mâle en fleurs) déjà en Mars ou Avril, avant que les feuilles ne se sont développées; les coûtons mâles contiennent sous chaque écaille une fleurette à 8 étamines. Les chatons de l'arbre fémelle mûrissent comme les Saules sans chaque écaille (bractéole) une petite capsule, s’ouvrant par deux valves et renferment plusieurs graines, qui à leur base sont, entourées de poils blancs, ce qui fait qu’elles sont emportées par le vent.
Fig. 2. La mercuriale annuelle (Mercurialis annua) est très commune depuis le milieu de l'été jusqu'en automne dans une graude partie de l’Europe sur les décombres, aux murs, dans les champs, les jardins et les vignobles. Les fleurs mâles sont munies de 9 ou 12 étamines (voyez — b.) et déposées en épis sur d'assez longs pédoncules (voyez fig. c.), les fleurs fémelles ont deux styles (voyez fig. d.) et sont portées par des pédoncules courts, axillaires (voyez fig. a. diminuée). Celle plante entrait autrefois en médécine.
Fig. 3. L’a I o è s des Marais (Straliotes aloides) est une plante aquatique, profondément plongée dans l'eau et ne s'élevant à la surface de l’eau que pendant la floraison, où l'on voit les pointes des feuilles et les pédoncules avec les fleurs sortir de l’eau. Ses feuilles sont en forme d’épée, munies de dentelures aignëz (voyez fig. b. — une feuille en grandeur naturelle); les fleurs mâles ont un calice à 3 sépales, 3 pétales blancs, 12 étamines et un grand nombre d’écailles nectarifères (voyez fig. c.); les fleurs fémelles sont munies de semblables nectaires, d’un ovaire et de 6 styles fendus. Cette plante n’est pas rare dans les marais, les étangs et les eaux stagnantes dans les pays septentrionaux de l’Europe.
Fig. 4. Le cycas des Indes (Cycas circinnalis) tout en n’étant pas des palmiers a pourtant de très grands rapports avec eux et croit aux Indes orientales et au Japon, où il s’élève à la hauteur de 30 à 40 pieds. Un gruau très nourissante, apporté en Europe sous le nom de sagon, se prépare de la moelle de son tronc ainsi que de celui du sagonier véritable (Sagus Bumphii). L’arbre mâle (voyez a.) porte ses fleurs en cônes ou chatons très gros (voyez b.), tandis que le fémelle produit une quantité de spadices en langnelte, dentelés, auxquels sont plus lard placés les fruits (voyez c.), bons à manger.
Fig. 5. Le genévrier commun (Juniperus communis) arbrisseau très connu sur nos montagnes, est du nombre des conifères et garde ses feuilles pignantes aussi pendant l’hiver. On remarque en Avril et Juin dans les aisselles des feuilles des plantes mâles une quantité des petits chatons (voyez fig. a.), renfermant les étamines. L’individu fémelle produit de petits cônes verts, qui deviennent des fruits noire-bleus (voyez fig. b.) généralement usités sous le nom de baies de genièvre et employés soit à las- saisonnement des alimens, soit à la préparation de confiture; on s’en sert aussi comme encensement on comme médicament.
Fig. 6. L’if commun (Taxus baccata) est un bel arbre cônifère d’une hauteur de 20 à 30 pieds, dont le bois brun-rougeâtre moiré est très beau et dur et s’emploie pour les ouvrages de tourneur et de menuisier. Il croit dans les bois montagneux de 1 Europe centrale et méridionale, est toujours vert et porte ses feuilles étroites en peignes à deux rangées opposées, garnissant les branches. L arbre mâle porte des fleurs à nombreuses étamines conees (voyez fig. a.); chaque paquet d’étamines est entouré de plusieurs petits folioles écailleux et de 4 plus grands (voyez fig. b.
grossi) ; la fleur fémelle ressemble à un petit gland vert (voyez fig- d.), il en naît une baie rouge (voyez fig. c. — une branche de 1 arbre fémelle avec des fruits).
Fig. 7. Le muscadier aromatique (Myristica moschata — a. une bronche en fleurs et en fruits — diminuée — b. le fruit, dépouillé de sa coque dure), originaire des Moluquef», est cultivé de nos jours aussi dans d’autres Iles du Sud, aux Indes occidentales et orientales, produit un fruit, consistant dans une sorte de noix, s’ouvre en deux valves et contient l’amande ferme, qui est la muscade que l’Europe lire du commerce. Cette partie même de la plante, qui se trouve à l’intérieur de la coque et consiste dans un ariIle rouge-écarlate, jaune-brunâtre à l’état sec, enveloppant la semence, est aromatique sert d’épice et se nomme macis.
Fig. 8—11. Plantes de la vingt-troisième classe
(Polygamia).
Cette dernière classe des plantes phanérogames selon le système de Linné renferme des arbres et des plantes herbacées, qui portent des fleurs à sexes séparés et des hermaphrodites sur le même individu, par exemple.
Fig. 8. Le frêne élevé (Fraxinus excelsior), bel et grand arbre, qui se trouve çà et la dans nos bois, est distingué par ses feuilles opposées, ailées avec impaire. C’est en Avril et en Mai, qu’il produit ses fleurs en petites panicules serrées (voyez fig. b.). Les fleurs sont nues, dépourvues de calice et de corolle, quelques- unes en sont mâles ou hermaphrodites à 2 étamines (voyez c.), d’autres sont fémelles n’ayant qu’un style à stigmate bifurqué. Ces fleurs fémelles de même que les hermaphrodites produisent des fruits allongés à une graine, munies d’ailes membraneuses (voyez fig. a.).
Fig. 9. L’erable plane ou faux-sycomore (Acer pla- tanoïdes) est un grand arbre assez rare dans nos bois montagneux, qui porte de grandes feuilles à lobes pointus, bordées de dents longues et étroites, et des fleurs jaunes, disposées en cymes et munies d’un calice à 5 divisions, d’une corolle à 5 pétales, de 8 étamines et d’un style à 2 stigmates ; cependant plusieurs d’entre ces fleurs n’ont que des étamines et point de style. Celles, qui ont le style, font nailre un fruit (voyez b.) à deux ailes membraneuses, se séparant â la malûrité en deux parties, dont chacune renferme une graine. Le beau bois de cet arbre est très estimé ainsi que celui de l’erable sycomore (Acer Pseudoplalanus), qui est aussi un très bel arbre élevé de nos montagnes et qui porte de même des feuilles à 5 lobes moins aigus et des fleurs en grappes pendantes. L’erable champêtre (Acer campestre) au contraire est beaucoup plus petit, ne porte que de petites feuilles à 5 lobes obtus et ne s’élève ordinairement qu’en arbrisseau.
Fig. 10. Le guttier gommier (Stalagmites pic(orius) se rencontre surtout dans l’Inde antérieure aux côtes de mer et fournit par desincisions, faites à son écorce, une liqueur, appellée Gomme-gutte, qui est une excellente couleur jaune pour le peinture en même temps qu’un poison violent. Il porte des fleurs blanches en bouquets (voyez fig. a.), auxquelles succèdent des baies orangées, ovales et aigues (voyez fig. b.), qu’on mange. II est encore d’autres arbres semblables, dont l’écorce fournit la gomme-gutte, par ex. Stalagmites camboyioïdes, qu’on dit avoir la meilleure et plusieurs arbres du genre Garcinia de l’onzième classe, dont aussi fait partie l’arbre, appelé Cambogia Gutla.
Fig. 11. La mimeuse pudique ou la sensitive commune (Mimosa pudica), qui croit naturellement dans l’Amérique méridionale, est un des plus merveilleux phénomènes dans le règne végétal, puisqu'elle montre une sensibilité, comme si elle appartiendrait au règne animal. C’est un arbuste de la hauteur de 1 à 3 pieds, portant des feuilles conjuguées et pinnèes, dont les pinnules se composent de 15 à 20 paires de petites folioles et des fleurs disposées en capitules pédonculés. Les fleurs de ces capitules sont en partie mâles, en partie hermaphrodites; ce sont les avaires, renfermés dans les dernières, qui produisent les fruits, consistant dans des gousses. Mais ce que nous allons admirer dans cette plante c’est ce qui suit. Dès qu’on touche fortement à une des feuilles, les folioles ouvertes d’abord, se plient ou se ferment et le pétiole avec la feuille s’abaisse, comme si un sentiment de pudeur ou d’éffroi l’avait saisie et ce n’est qu'après quelque temps que la feuille se relève et les folioles se rouvrent. Il y a encore une espèce plus grande, se trouvant aussi dans i l’Amérique méridionale, qui possède une sensibilité pareille et s'appelle Mimeuse sensitive (M. sensitiva). Néanmoins toutes les mimeuses (car il est dans les pays tropiques encore beaucoup d’espèces de ce genre) ont la propriété de plier leurs feuilles à l’approche de la nuit, de sorte qu’on y remarque distinctement une espèce de sommeil. Aussi un autre genre de plantes, qui a de grands rapports avec les Mimeuses et qui porte dans les dé- scriptions de voyage souvent le même nom, les Acacies, qui dans les tropiques se trouvent en quantité et sont pour la plupart des arbres, chargés d'aiguillons et de feuilles à plusieurs pinês et pinnules, montre à l'approche de la nuit un tel assoupissement dans les feuilles. Quelquesunes des Acacies, qui croissent dans l'Afrique centrale, fournissent la gomme arabique soi-disant, que nous obtenous par le commerce.
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