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En outre de ces éspèces ce genre nombreux en offre encore une grande quantité soit mangeables, soit vénéneux. Parmi les espèces comestibles plus connues on range l’agaric du hêtre (A. nielleus), jaune avec un peu de rouge amaranlhe; il se rencontre depuis la lin d'août jusqu’en novembre aux troncs pourris des ormes et des hêtres.
Le A. délicieux, le Catalan (A. deliciosus), jaune, d’une teinte rougeâtre pendant le jeune âge, se trouve en septembre dans les forêts de sapins sèches et dans les clairières couvertes de genévriers. C’est un des champignons mangeables les plus délicats.
Le Mousseron (A. Prunulus), blanc dans sa jeunesse avec une légère teinte jaunâtre; son chapeau est un peu concave et montre bien nettement les lamelles brun de chocolat. Il se rencontre souvent très-fréquemment en été et en automne dans les clairières des forêts ainsi que dans les jeunes sapinières sur un sol sablonneux.
Le A. potager (A. Oreades) appartient aux espèces moins grandes; il est, particulièrement dans son jeune âge, brun de cuir. On le voit en été et en automne dans les prairies et sur les bords éclaircis et herbeux des forêts, dans les fossés le long des roules, dans les champs etc. Il se présente quelquefois en très- grand nombre.
L’Agaric à parasol (A. procerus) se remarque par sa lige élevée et par le collier gracieux dont elle est entourée; le chapeau est couvert d'écailles brunes. Celte espèce est souvent très-fréquente en été et en automne dans les clairières des forêts de sapins et en générai dans les terrains sablonneux.
L’A. de la Vierge (A. virgineus), distingué par sa teinte blanc jaune délicat. Les lamelles sont dans leur jeune âge légèrement brun de chocolat. On le rencontre en automne dans les pâturages, les champs en friche, les bruyères et les prairies, soit isolé soit en touffes et souvent en fort grand nombre.
L’A. odorant (A. odorus) se reconnaît facilement à son chapeau gris bleuâtre et à son odeur franche d'anis. Il est peu fréquent en été et en automne, et se trouve dans les vallées et les fondrières parmi les feuilles de sapins et d’autres arbres, qui sont en pulrifaclion.
L’A. blanc d’ivoire (A. eburneus), d’un jaune grisâtre, porté sur une tige assez élancée; on le voit quelquefois en grand nombre pendant l'été et l'automne, lorsque le temps favorise son développement, aux clairières moussues des forêts de toute espèce.
L’A. gris de fumier (A. fumosus), à chapeau gris de fumée à sa face supérieure; l’inférieure et la tige sont jaunâtres; il est assez répandu dans les forêts de sapins à partir du mois d’août.
L’A. impérial (A. caesarius), connu déjà des Romains comme un champignon très-savoureux et appelé par cette raison „le prince des champignons". Il esta regretter, que celle espèce se confond facilement avec l’A. moucheté, ce qui fait que, p. ex. à Vienne et à Prague il est interdit de l’amener aux marchés. II offre une ressemblance extrême avec l’A. moucheté, cependant il s’en éloigne déjà par les lieux où il se rencontre, c’est à dire aux pacages, dans les bruyères, dans les forêts, surtout dans celles de hêtres et toujours de préférence sur un sol argileux, tandis que l'A. moucheté vient sur le sol sablonneux, dans les forêts de sapins. D’ailleurs sa couleur est d'un jaune orange foncé, sa tige et la gaine qui l’enveloppe, ainsi que les lamelles de son chapeau sont jaune citron, tandis que dans l’A. moucheté ces parties sont blanches; en outre les tubercules blancs de l’A. moucheté sont en petit nombre et plus grands.
Parmi les Agarics vénéneux on range, en outre de l’A. moucheté, les espèces suivantes:
L’A. bosselé (A. phalloïdes), champignon blanc jaune d'un air suspect, qui se rencontre pendant toute la belle saison, particulièrement en août et en septembre, dans les bois du bouleau et ailleurs sur un sol léger et sablonneux et fréquemment au voisinage des racines do ces arbres.
L’A. sanguin ou des bois (A. integer), dont on trouve deux formes, l’une rouge de cerise, l’autre rouge de feu, se reconnaît le plus facilement à son chapeau qui, dans un âge plus avancé, est toujours irrégulièrement défoncé vers le centre. Il se voit à la fin de l’été, surtout après les pluies chaudes, dans les bois à arbres feuillus parmi les herbes, les mousses et les feuilles sèches, qui recouvrent le sol.
L’A. homicide (A. necator), champignon brun, d’une chair ferme, à chapeau coriace et visqueux; les lamelles et la lige sont de couleur plus claire, la dernière en outre n’est pas creuse. On le rencontre assez fréquemment à la fin de l’été et en automne dans les clairières parmi les feuilles mortes et les mousses et particulièrement sous les broussailles d’aunes. Il n’est du reste pas aussi dangereux, que son nom l’indique; Weinmann prétend même qu’il est mangeable ; cependant il est toujours plus prudent de ne pas l'employer dans la cuisine.
Une espèce, plus dangereuse, que la précédente est l’A. velu des bouleaux (A. lorminosus), qui se trouve souvent en compagnie de l'A. délicieux, dont cependant on le distingue sans peine à sa teinte plus rose, à son chapeau velu sur le bord, à son lait aqueux et non blanchâtre, ainsi qu'à sa saveur brûlante, lorsqu'on
le déguste cru. Il se voit fréquemment en été et en automne aux endroits secs et sablonneux des forêts d’arbres feuillus et d’arbres verts.
En outre de ces espèces il en existe encore un grand nombre de suspectes, qu'il faut avoir garde de manger, tandis que d’autres champignons offrent dans la saison un aliment excellent, facile à préparer et abondant. C’est là ce qui doit certainement nous engager, à nous donner une connaissance plus exacte de ces productions du règne végétal.
La famille la plus voisine des Hymenomycèles est celle des Pyr énomycètes, bien que la plupart de ces derniers soient tellement petits, que ce n’est qu’à l’oeil armé, qu’on peut les distinguer. Ces espèces se présentent généralement sur le bois mort. La fig. 10 nous en montre l’une des plus répandues, la Sphérie de la rose (Sphaeria rosae) qui s’observe fréquemment sur les fruits du rosier connus sous le nom de gralle-culs, où elle présente la forme de petits points noirs. Ils existe dans les auteurs au delà d'un demi millier d’espèces du genre Sphérie: ceci nous donne une idée de la richesse, qu’offrent les plantes de ce genre qui, sous d'autres rapports du reste, ne nous présentent que peu d’intérêt.
La section suivante, celle des Gasléromycètes, est déjà plus importante pour nous. La fig. 11 nous fait voir une plante de cette famille, la Truffe (Tuber cibarium); c’est un champignon fort recherché pour la cuisine, qui se trouve à la profondeur de un ou de deux pieds sous terre dans les forêts sablonneuses, où souvent elle vil réunie en groupes ou nichées. Ce sont des chiens dressés à cette fin qui recherchent la truffe, dont on fait d’abondantes récoltes particulièrement en Italie et en France (Périgord).
La fig. 12 représente le Vesse-loup (Lycoperdon Bovisla), champignon généralement connu, qui rentre également dans cette famille. On le rencontre fréquemment dans les pacages et les pâturages, tantôt petit, tantôt d’un volume considérable. Depuis le moment de leur développement ces champignons sont blanchâtres et renferment dans leur intérieure une masse spongieuse homogène, qui, plus lard, se transforme en une poudre brune formée par un tissu filamenteux dense, dans le quel les sporidies sont déposées. Lorsqu’on presse le champignon, cette poudre sort par une ouverture ronde au sommet de l’enveloppe; cette dernière se montre alors comme papyracée, gris de plomb. On attribue à celte poussière des qualités hémostatiques.
La quatrième division, les Champignons filamenteux (Hyphomycèles) comprend des végétaux microscopiques, qui vivent ordinairement par petites touffes ou par gazons et que l’oeil distingue dans cet état comme des masses floconneuses, qui sont connues autant que délestées sous le nom de Moi si s s ure s. On les voit naître partout où, dans des lieux humides et renfermés, des matières organiques entrent en décomposition; dans les organismes vivants elles semblent fréquemment être la cause déterminante de certaines maladies. C'est ainsi, que la maladie des vers à soie connue sous le nom de „Muscardine“ est déterminée par la naissance d'une moisissure, le Bolrylis Bassiana dans le corps de la chenille vivante; des productions analogues déterminent la maladie de la pomme de terre (le fusisporium solani), celle de la Vigne (l’Oidium Tuckeri), et même dans la teigne et dans d’autres maladies semblable de l'homme, ce sont de ces champignons parasites, qui exercent leur influence nuisible.
La fig. 13. présente la moisissure fréquente sur les liges fanées des plantes, à la quelle les botanistes ont donné le nom de Botrylis cinerea; la fig. 13 offre celle, qu'on observe fréquemment sur les têtes du pavot, et qui a reçu le nom de Cladosporium herbarum. L’espèce la plus commune est sans contredit l'Asper- gillus glaucus, la moisissure qui naît sur le pain rassis.
La dernière division des champignons est formée par les Coniomycèles, se présentant sous la forme de poussière et composés de cellules isolées amoncelées, ordinairement arrondies et dont chacune est capable de produire une nouvelle plante. U plupart d’entre eux naissent, sous le nom de parasites internes, dans les plantes entrant en décomposition; la sève déliquescente forme pour ces parasites une base mucilagineuse, dans laquelle s’opère le développement de la jeune plante, qui plus lard perce ordinairement l’épiderme sous la forme de petits amas de poussière. C'est par des expériences directes faites sur le blé rouillé, que De Candoile a prouvé, que ces végétaux parasites, qui donnent lieu à des maladies exanthématiques, naissent véritablement de spores, bien que généralement il soit bien difficile d'expliquer I* voie par laquelle ces spores ont pu pénétrer dans l’intérieur des plantes. Le „Charbon", que l’on voit aux épis du blé ainsi qu f la „rouille“, qui s’y présente aux feuilles, doivent être rangés dans cette classe. Notre figure 15 représente le Charbon du bl f (Uredo Carbo D. C.) ; il affecte les organes floraux du blé et transforme particulièrement les ovaires, qui devraient se développer en grains de blé, en une poudre noire et salissante. CeU e maladie cause souvent d'immenses dégâts, particulièrement dans les champs de blé humides. La Carie ou Nielle (Uredo Caries D. C.) se maintient dans l'intérieur des grains de blé. ^

