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18. Le chou.

Deux compagnons ouvriers, Joseph et Benoit, faisant route ensemble, passaient un jour près dun jardin potager situé au bout dun village.

Regarde un peu, dit Joseph,comme ces choux sont beaux; jamais je nen ai vu dune si énorme grosseur."

Bah! répondit Benoit, qui aimait singulièrement à faire le farceur; ,je ne trouve rien de bien extra­ordinaire à ces choux. Pendant le cours de mes voyages, jen ai vu un qui était bien plus grand, ma foi, que cette maison que tu vois-bas.

0h! oh! cest un peu fort," répliqua Joseph, qui était chaudronnier. Cependant je me rappelle avoir travaillé à un certain chaudron qui était plus grand que léglise de ce village."

Mais, au nom du ciel!" sécria Benoit, ^expli­que-moi ce quon voulait faire dune si gigantesque chaudière."

Cétait pour y faire cuire ton chou," répondit Joseph.

*Je vois maintenant tu en voulais venir," reprit Benoît tout honteux et confus. Tu ne mens pas or­dinairement, et tu ne viens de me parler ainsi que pour me montrer le ridicule de mon mensonge, qui est dun vrai hâbleur. Je me tiens pour battu."

Celui qui ment par vanité,

Doit à son tour être trompé.

19. Les champignons.

Une mère envoya un jour sa fille, la petite Ca-