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tout autour duquel se trouvaient des bosquets d’arbres fruitiers. Au printemps ces arbres fleurissaient et répandaient le parfum le plus agréable. Sur leurs branches, ainsi que sur les haies d’alentour, nichaient une foule de petits oiseaux qui faisaient retentir les airs de leur joyeux gazouillement. L’automne, ces arbres étaient chargés de pommes, de poires et de prunes.
Mais voilà que de méchants petits garçons se mirent à dénicher les oiseaux, qui dès lors abandonnèrent peu-à-peu cette inhospitalière contrée. On n’entendit plus leur chant durant les belles matinées du printemps, et les jardins devinrent tristes et silencieux. Les chenilles, si nuisibles à la végétation, et que les oiseaux détruisaient autrefois, se multiplièrent d’une manière effrayante, et dévorèrent les fleurs et les feuilles, de sorte que les arbres demeurèrent nus et dépouillés de leur feuillage comme au milieu de l’hiver, et les méchants enfants, qui auparavant avaient des fruits délicieux en abondance, n’en virent plus croître aucun.
Pour notre plus grand bien Dieu règle la nature,
C’est vouloir se punir qu’en troubler la structure.
33. — Le serin.
Christine priait sa mère de lui acheter un petit serin. „Tu en auras un,“ répondit celle-ci, „si tu te montres constamment sage, laborieuse et obéissante et Christine le promit.
Un jour, Christine revenant de l’école, sa mère lui dit: ,,Je vais sortir un instant. Tu vois sur la

