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tives de l'homme, prérogatives par lesquelles Dieu daigna l’élever dans ce monde au rang de la plus noble des créatures.“
Qui ne sait admirer les bienfaits du Seigneur Est indigne de vivre, et n’a ni foi ni coeur.
80. — Le petit vannier.
Le jeune Edouard avait des parents fort riches; il le savait, et, se reposant sur leur fortune, il ne voulut rien apprendre. Le petit Jacques, fils d’un voisin pauvre, était au contraire très-laborieux et apprit avec zèle à faire des corbeilles.
Un jour, Edouard s’amusait à pêcher à la ligne sur le bord de la mer, tandis que Jacques venait de couper un bon fagot de branches de saule, le chargeait sur ses épaules, et se disposait à retourner chez ses parents. Tout-à-coup des corsaires, cachés dans l’épaisseur d’un taillis, s’élancèrent sur eux et traînèrent ces deux pauvres enfants à leur vaisseau, pour les vendre comme esclaves.
Le navire, battu par la tempête, fut chassé dans des parages fort lointains, et finit par se briser contre les rochers au pied d’une île sauvage. Les deux enfants échappèrent seuls au naufrage; ils parvinrent à gagner la terre, qui était habitée par des nègres méchants et barbares.
Jacques eut l’idée que son métier lui ferait peut- être trouver grâce à leurs yeux. Il tira son couteau de sa poche, coupa quelques branches de saule, et se mit
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