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bant, ce dernier s’en fit accompagner à sa cour. Le duc conçut pour lui une affection vraiment paternelle, et lui donna sa fille en mariage. Au départ des jeunes époux, toute la famille et tous les habitants lurent en pleurs. Quoique Geneviève aimât tendrement son mari, elle sentit dans son coeur une douleur profonde en quittant ses bons parents.
Son père la prit dans ses bras, et lui dit, en l’arrosant de ses larmes: «Adieu, mon enfant! Ta mère et moi, nous sommes déjà vieux : j’ignore si le Ciel nous réserve le bonheur de te revoir un jour; mais Dieu sera partout avec toi. Aime-le, fais sa volonté, et espère en lui, ma chère Geneviève, et nous serons sans inquiétude sur ton sort: nous pourrons mourir en paix.»
Sa bonne mère vint alors la presser dans ses bras tremblants; elle ne put d’abord lui parler, car les sanglots étouffaient sa voix maternelle. «Adieu, Geneviève, lui dit-elle enfin; adieu nia fille bien- aimée; que Dieu t’accompagne, et te prenne'îsous sa protection. Je ne sais ce que le destin te réserve; mais mon coeur est plein de tristes pressentiments. Tu fus toujours notre consolation, notre plus grande joie sur la terre: sois toujours aussi vertueuse, et ne fais rien dont tu puisses avoir à rougir devant Dieu et devant ta mère. Alors, certainement, je te reverrai dans le ciel, si ce n’est plus dans ce monde.»
Les parents de Geneviève se tournèrent ensuite vers le comte, et lui dirent: «Cher fils! recevez

