que nos chiens l'approchaient; du reste elle ne s effarouchait nullement de notre présence, ce qui me confirma dans l’idée que la côte était inhabitée, puisqu’elle paraissait n’avoir jamais vu d’hommes. Cependant, Jack, aidé de Fritz, avait allumé un grand feu; et tous deux étaient si affairés que je ne pus m’empècher de leur dire :
g Ah! ah! messieurs, pourquoi ce feu par une telle chaleur ? Quels sont vos projets, s’il vous plaît ?
Jack. Mon papa, nous voulons faire cuire le sorcier dans une calebasse, à la mode des sauvages.
Moi. A merveille! Et vous voulez faire rougir les cailloux que vous jetez dans l’eau ; mais, avant tous ces efforts, vous auriez dù vous assurer, ce me semble, des
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mitre fois que nous avions passé devant ees arbres, répéta la leçon à ses frères, et leur enseigna les usages auxquels ils étalent propres, et l’utilité qu’en tiraient les sauvages d’Amérique.
Pendant qu’il parlait, je m’étais un peu éloigné pour choisir les plus belles calebasses, et voir si nous n’avions pas quelque malice à redouter de la part de messieurs les singes; je reconnus avec plaisir qu ils étaient sans doute ailleurs, car je n’en aperçus aucune trace. En revenant, je trouvai Fritz et Jack ramassant du bois sec et des cailloux , tandis que ma femme s’occupait à soigner l’outarde, dont la blessure n’était pas dangereuse. Elle me représenta qu’il était bien cruel de laisser cette pauvre bête toujours chaperonnée, et, pour lui faire plaisir, je lui ôtai le mouchoir et l’attachai seulement avec une longue ficelle à un arbre. La pauvre bêle resta fort tranquille, si ce n’est lors-

