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assurant qu’il avait vu un crocodile endormi sur un rocher. Tout en marchant vers le lieu qu’il nous avait désigné, je lui appris qu’il était peu probable qu’il y eCit des crocodiles dans un lieu aussi aride; en effet, je reconnus et lui désignai, dans l’animal que nous trouvâmes endormi, l’énorme lézard vert, que les naturalistes nomment iguane.
Je le rassurai sur le naturel de cet animal, qui n’est nullement dangereux, et je leur dis qu’on regardait, en Amérique, sa chair comme une grande friandise. Fritz allait lui tirer un coup de fusil ; je l’arrêtai en lui faisant observer que la balle s’amortirait contre les écailles et rendrait son coup inutile, et que l’animal irrité deviendrait peut-être'à craindre.
« Laissez-moi faire, dis-je ensuite, je veux essayer un moyen bien plus simple de se rendre maître de cet animal , et qui est assez singulier. » Je demandai en même temps une baguette légère et une ficelle, au bout de laquelle je fis un nœud coulant. Je me mis ensuite à siffler; puis, profitant de l espece d’engourdissement que cette mélodie occasionait à l’animal, je lui jetai, par précaution, le nœud coulant autour du col. Voyant qu’il ne donnait aucun signe de colère, je plongeai, dans une de ses narines entr'ouvertes, la baguette dont j’étais armé; le sang coula avec abondance, et l’animal mourut â l’instant, sans avoir souffert aucune douleur.
Mes fils étonnés s’approchèrent alors; je leur appris que j’avais lu dans les voyages ce singulier moyen de tuer l’iguane, mais je ne croyais pas, ajoutai-je, qu’il m’eût aussi
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