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publique de volatiles, auxquels je pus enfin donner un nom certain: c’était une réunion de loxia socia. Tout autour du grand nid s’élevait une quantité d’arbres 6 cire, tout chargés de leurs baies brillantes. Nous remarquâmes que les oiseaux du grand nid s’en nourrissaient; mes en- fans voulurent en goûter, mais ils les trouvèrent très-fades et très-mauvaises. Nous nous contentâmes donc d’en faire provision pour nos bougies. Nous n’étions qu’à peu de distance de l’endroit où Fritz avait abattu le coq de bruyère ; mais nous résolûmes de remettre la recherche des œufs à notre retour, afin de ne pas courir le risque de les briser pendant notre voyage. Nous reconnûmes les arbres à caoutchouc, et j’eus soin de pratiquer, dans l’écorce, plusieurs incisions profondes, au-dessous desquelles nous plaçâmes des coquilles de coco destinées 5 recevoir la gomme qui en découlait.
Nous parvînmes ensuite au bois de palmiers, et, après avoir tourné le cap de l’Espoir-Trompé, nous dirigeâmes si heureusement notre marche entre les cannes â sucre et les bambous, que nous nous trouvâmes en pleine campagne, dans la contrée la plus fertile et la plus délicieuse que nous eussions encore rencontrée sur cette terre.
Nous avions â notre gauche les cannes â sucre, à notre droite les bambous et un rideau de hauts et magnifiques palmiers, et enfin devant nous la baie dcl’Espoir-Trompé, puis l’Océan et son immensité.
L’aspect de ce ravissant point de vue nous fit prendre la résolution de faire de ce lieu le centre de nos excursions ; nous balançâmes même quelques instans pour savori si

