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pnror rie nous. Je veillai seul jusqu'à ce que les bûchers fussent consommés. Julluinai alors les flambeaux de canne à sucre et je mendormis jusquau jour.

Le matin, réveillés sans quaucun accident eût troublé notre nuit, nous remerciâmes Dieu de la protection quil nous avait accordée, et nous déjeunâmes de lait froid et de fromage dHollande. Javais pensé que nos feux de la nuit ramèneraient le baudet, mais je métais complètement trompé. Désireux de le trouver, jarrêtai le plan dune battue, et à cet effet je résolus de franchir, sil était néces­saire, les épais roseaux qui sétendaient devant nous. Jack ne concevait pas pourquoi cet animal avait pu nous quitter pour sen aller courir dans le désert, nu milieu des tigres et des lions dont il avait peut-être fait rencontre; par cela seul, disait-il, il est tout-à-fait indigne de nos regrets. Je lis revenir létourdi de celte première opinion, et je lui an­nonçai que je lavais choisi pobr mon second dans lentre­prise que je méditais. Les deux dogues nous suivirent ; Fritz et Ernest restèrent pour veiller sur leur mère et sur nos provisions. Jack ne pouvait maîtriser sa joie. Nous partîmes armés jusquaux dents, et après avoir marché une heure dans le bois de bambous, nous découvrîmes sur le sable les traces de notre âne. Nous suivîmes cette indi­cation précieuse, et bientôt nous parvînmes â un ruisseau si rapide que nous descendîmes un peu son cours pour trouver à le passer sans danger : de lautre côté, nous remarquâmes lempreinte des pieds de lâne; mais il sy en mêlait dautres que nous jugeâmes être dun sabot plus large et plus fort : les unes et les autres disparurent com-