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creux de rocher ; mais comme je craignais que le mâle n’y fût caché, je pris la précaulion de lirer d’abord un coup de pistolet dans la cavité : rien n’en sortit. Jack y pénétra alors : l’obscurité l’empêcha d'abord de voir; mais bientôt il aperçut dans un coin Turc et Bill occupés à étrangler et à dévorer une nichée de petits cliakals, et ce ne Fut qu’à grand’peine qu’il parvint à en sauver un de leurs griffes. II me demanda la permission de l’élever : j’y consentis par pitié, et il l’emporta.
Je fis, en sortant de là, une nouvelle découverte : je reconnus dans l’arbre auquel j’avais par hasard attaché le buffletin, tandis que Jack était occupé de son chakal, le palmier épineux que je destinai à être planté en haie près de Zeltheim. Nous arrivâmes à la nuit auprès des nôtres, qui nous attendaient avec impatience. On admira notre buffle noir, nouvel hôte sur les épaules duquel nous avions trouvé moyen de nous décharger de nos fardeaux. Jack, avec sa vivacité ordinaire, raconta la conquête du buffle et la découverte de son petit chakal, qu'il présentait avec orgueil. Enfin il parla tellement et souleva tant de questions, que nous étions revenus depuis long-temps sans qu’il m’eût été possible de demander à ma femme comment elle avait employé sa journée, elle et scs deux fils.
Ma femme commença par me rendre bon témoignage de la conduite de mes enfans pendant mon absence. Ils n’étaient pas restés oisifs: ils avaient réuni des branches sèches pour les feux de la nuit et préparé des flambeaux de cannes à sucre; et ce dont je ne les aurais pas cru capables, ils avaient abattu un palmier très-grand, celui

