but de mieux admirer notre œuvre. Nous étions tous par­faitement satisfaits de nos faibles talens : faibles est le mot _ car noire travail était loin d'ètre parfait. Mais tel quil

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à des distances J peu près égales; jadaptai J chacune de ces ouvertures les trois fenêtres que nous avions prises au vaisseau avec leurs vitres et leurs châssis. Nous fîmes en­suite dans la partie ligneuse, et sans endommager lécorce, des rainures pour supporter les marches de lescalier. Nous plantâmes au milieu une poutre denviron dix pieds, autour de laquelle je fis des rainures correspondantes à celles de iarbre. Nous y plaçâmes les marches au fur et à mesure. Arrivés à lextrémité de la poutre, nous la surmontâmes dune autre qui fut fixée avec de larges boulons de fer et des calles bien solides, et nous continuâmes ainsi jus­quà ce que nous eussions atteint notre chambre à cou­cher. nous ouvrîmes une autre porte et mon but fut rempli.

Ces travaux ne saccomplirent pas avec la rapidité que je viens de décrire : chaque jour amenait de nouveaux es­sais, des tentatives souvent infructueuses ; mais nous étions animés par deux grands élémens de succès, patience et courage; nous eûmes le temps de Iss exercer lun et lau­tre. Ce ne fut quaprès trois semaines dun travail opiniâtre et souvent sans résultat que nous parvînmes à faire un es­calier praticable, lespace intermédiaire entre les mar­ches fut garni de planches posées de hauteur au-devant de chaque degré, et, pour servir de rampe, jattachai au sommet deux cordes qui tombaient jusquen bas. Mes fils ne pouvaient se lasser de monter et descendre, dans le