216 LE ROBINSON
aussi les vessies de ces poissons qui étaient fort grosses.
Dans ce même temps, je fis une amélioration à notre claie pour transporter plus facilement les provisions à Fal- ken-Horst. Je la posai sur deux poutres au bout desquelles j’att.-w'h»* ]- s roues enlevées aux canons du vaisseau. J’obtins ainsi une voiture légère, commode et peu élevée.
CHAPITRE XXVI.
Le Plaire. —Les Saumons. —Les Esturgeons. — Le Caviar. —
Le Colon.
Nous continuions à faire de l’arrangement de la grotte notre travail habituel, et, quoique nous avançassions assez lentement, j’espérais cependant que nous y serions établis avant la saison pluvieuse.
J’avais cru découvrir dans la grotte du spath gypseux, et je me proposai d’en recueillir le plus possible ; mais comme la grotte me paraissait assez grande, je cherchai seulement un endroit que je pusse faire sauter. J'y réussis, et je fis porter à notre cuisine les morceaux ; je les faisais ranger, et, lorsqu’ilsétaieut calcinés et refroidis, on les réduisait en poudre avec la plus grande facilité ; j’en remplis plusieurs tonnes ; j’avais trouvé le plâtre.
Le premier emploi de mon plâtre fut de l’appliquer en couche sur quatre de nos tonnes de harengs afin de les rendre plus impénétrables à l’air. Je destinais les poissons des quatre autres à être fumés et séchés. À cet effet nous disposâmes, dans un coin écarté, une hutte à la manière

