CHAPITRE XXVII.
La Maison de campagne. — Les Fraises. — L’Omithorrynqne.
Les arbres qu-e j’avais choisis pour la construction de ma métairie étaient plantés de manière à former un parallélogramme d'environ vingt-quatre pieds sur seize, et dont le grand côté faisait face à la mer. Comme je voulais avoir deux étages il cette habitation, je pratiquai dans ces arbres de profondes mortaises à dix pieds du sol. J’y introduisis transversalement de fortes poutres qui me donnèrent une charpente solide, et je répétai la même construction, à une hauteur un peu moindre que la première, au-dessus de ce plancher. Je fis ensuite un tok; je le recouvris eu morceaux d’écorce, que je disposai comme dos
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une plaine couverte d’une herbe éparse et arrosée par un limpide ruisseau, ce qui était pour nos bêtes et pour nous un avantage inappréciable.
Chacun approuva ma proposition de former là un petit établissement;et, tandis que le dîner sc préparait, je parcourus les environs afin de chercher des arbres assez bien placés pour former les piliers de ma métairie; j’eus le bonheur de trouver ce qu’il me fallait à une ou deux portées de fusil environ de l’endroit où nous étions arrêtés. Plein de joie et d’espérance, je rejoignis mes enfans qui travaillaient près de leur mère ; et, après le repas, nous nous préparâmes par le repos à entreprendre dès le matin la construction de notre métairie.

