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une couple d’oiseaux ? » Ces mots firent effet sur le pauvre garçon, et il secoua enfin la mauvaise humeur que lui donnait son amour-propre mortifié.
Après avoir fait un bon souper avec les provisions que mes fils avaient apportées, nous allâmes nous coucher dans notre cabane, accompagnés de tout notre bétail. Le lendemain matin, nous quittâmes la métairie, à laquelle nous donnâmes le nom de Waldeck (abri de la forêt), laissant â nos colons toutes les choses nécessaires â leur subsistance. Mais nous eûmes toutes les peines du monde à nous séparer de ces bonnes bêles qui voulaient à toute force nous suivre. Fritz fut obligé de rester avec l’onagre jusqu’à ce que nous fussions hors de vue; alors, partant au galop, il nous eut bientôt rejoints.
CHAPITRE XXYIII.
La Pirogue. —Travaux à la grotte;
Notre route nous conduisit directement à un bois semblable à ceux de la Suisse, notre patrie. A peine y fûmes- nous entrés, que nous fûmes environnés de singes qui nous accablèrent de pommes de pin; mais deux ou trois coups de fusil à mitraille nous délivrèrent de leurs attaques. Fritz ramassa un de ces fruits qu’ils nous avaient lancés, et je 1 reconnus l’espèce de pomme de pin dont l’amande, bonne à manger, donne une huile excellente. Pour en retirer l'amande, Fritz frappait avec une grosse pierre et en avalait la plus grande partie. Je l’engageai à en faire une bonne pro-

