de celte première journée.
Le lendemain matin, de bonne heure, nous montâmes de nouveau dans la pirogue; mais Franz et ma femme restèrent à terre, parce que les travaux que je projetais eussent été vraisemblablement trop dégoûtans pour eux : je voulais pénétrer dans l’intérieur de l’animal et chercher à tirer parti de ses énormes intestins, pour en faire des réservoirs d’huile ; ma femme me sut bon gré de la dispenser d'un pareil métier. Un vent frais nous porta assez vite à l'ilôt, et nous trouvâmes notre baleine dévorée par une nuée de mouettes et autres oiseaux de mer, qui s étaient abattus sur elle. Nous dûmes leur tirer quelques coups
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harnais pour les buffles et des chaussures pour nous. J’eus beaucoup de peine, car le cuir de la baleine avait près d’un pouce d’épaisseur : cependant je réussis assez bien.
Nous enlevâmes à la queue quelques morceaux de chair et de lard. Comme la mer approchait rapidement, nous fîmes les préparatifs du départ. Cependant j’eus le temps de couper un morceau de la langue que j’avais entendu vanter comme un excellent manger et donnant une huile excellente. Tout fut embarqué avec soin et nous nous hâtâmes de regagner nos côtes bicn-aimées après lesquelles nous soupirions.
Notre ardeur augmenta bientôt. A peine étions-nous en pleine mer, que l’odeur qui se dégageait des tonnes nous saisit au nez avec une telle force que nous ne savions comment nous y soustraire. Nous arrivâmes enfin au milieu des lamentations les plus risibles, et tous nos bestiaux furent immédiatement employés à transporter les produits

