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tagc, redoublaient d'efforts et multipliaient leurs morsures. Enfin, impatient de terminer la lutte, je pris un pistolet dans ma main droite, et mapprochant du plus terrible des deux animaux, je lui lâchai le coup dans la tête, tandis que Fritz traversait le cœur du second.

« Dieu soit loué, mécriai-je en les voyant tomber avec un sourd mugissement. Voici une rude besogne achevée. Grâces soient rendues au ciel, qui vient de nous délivrer dun terrible danger. »

Nous demeurâmes quelques minutes à contempler notre victoire dans un muet étonnement. Les chiens, qui scharnaient sur leur proie, ne nous laissèrent bientôt aucun doute sur le trépas des deux terribles animaux. Dans ce moment Jack entonna son chant de victoire, et je le vis prendre sa course pour ramener Ernest sur le champ de bataille. Toutefois, celui-ci se tint prudemment à lécart jusquà ce que les cris de Fritz et les miens lui eussent ap­porté le témoignage de notre complet triomphe.

Lorsquil fut près de nous, je lui demandai pourquoi il nous avait laissés en arrière. « Ah! reprit-il d une voix en­core tremblante, je voulais effrayer Jack en imitant le cri dun ours, lorsque je le verrais sapprocher de la caverne; et, pour me punir, le ciel a permis quil sy trouvât juste­ment deux véritables ours.

Moi. Dieu seul sait juger quand il convient de châtier nos mauvaises pensées, et â lui seul appartient la mesure du châtiment. Il est certain que ton projet nétait rien moins que louable, car la peur la plus innocente peut avoir les résultats les plus funestes; et peut-être le pauvre Jack