dans. Cependant le gardien de la caverne hésitait encore à abandonner son poste: enfin, lorsque Fritz n'était plus quà une portée de pistolet, il se leva lentement à notre grand regret, et sélançant dans les airs dun vol majestueux, nous le vîmes bientôt disparaître à nos regards.

«Ah! dis-je à Fritz, voilà dediligenscroque-morts. En­core un jour et ils nous auraient épargné toute la peine des funérailles. Ce sont de véritables tombeaux vivans les cadavres disparaissent aussi vile et aussi sûrement que dans le meilleur sarcophage. »

Aces mots, jentrai avec précaution dans la caverne, et je reconnus avec joie que les deux cadavres étaient encore intacts, à l'exception des yeux et de la langue. Je me féli­citai de ce que nous étions arrivés à temps pour sauver le reste.

Alors commença la visite de nos deux victimes ailées, dont lodeur ne trahissait que trop la nature et lespèce. Toutefois, ma femme ne renonçait pas à son idée favorite, que nous avions devant les yeux des poules dInde. Mais, après un examen approfondi, il fallut se résoudre à les re-

SCISSE. Gl

une grande ombre se projeter sur le sable dans la direction de la caverne.

Nous nous regardions tous avec étonnement, lorsque Fritz fit feu en lair et nous vîmes un oiseau énorme tomber sur la pointe du rocher il se brisa la tète, tandis que son sang séchappait par une large blessure.

Un long cri de joie succéda à notre silence, et les chiens sélancèrent sur les traces de Fritz au milieu dune nuée doiseaux sauvages qui nous saluaient de leurs cris discor-