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connaître pour des oiseaux de proie : l’un pour le vautour noir, ou l’urubu du Brésil, l’autre pour le condor.
Nous nous mîmes en devoir de dresser notre tente à l’entrée de la caverne, de manière â appuyer son extrémité sur le rocher. En faisant tomber quelques éclats de pierre qui gênaient notre travail, je m’aperçus que l’intérieur du rocher était formé d’une espèce de talc, traversée par des veines d’asbestc ; je reconnus aussi dans les fragmens quelques traces de verre fossile dont la découverte me charma.
Il s’agissait maintenant de dépouiller sans retard les deux terribles animaux. Pour rendre l’opération plus facile, nous les suspendîmes à une forte tige de bambou, solidement fixée dans le sol de la caverne, pendant que ma femme était chargée de construire un foyer et de déterrer les œufs d’autruche, afin de les exposer aux rayons du soleil.
Les deux ours me donnèrent beaucoup de peine, tant â cause de la difficulté de l’opération, qu’en raison de l’adresse dont il fallait faire preuve pour dépouiller la tête sans gâter la peau.
« Mais, à propos, que voulez-vous faire de ces deux tètes ? » demandai-je aux enfans, lorsque je fus venu heureusement â bout de mon entreprise.
Fiutz. Nous nous en ferons des masques de guerre, pour aller â la rencontre des sauvages. Les insulaires de Taïli et des îles Sandwich ont coutume d’en porter de pareils.
Ernest. Il vaudrait bien mieux nous en faire des man - teaux â la manière des anciens Germains, en conservant la

