voix de ma femme qui nous annonçait l’heure du dîner. Remarquant, à la fin du repas, un reste d’eau tiède dans la marmite, j’appelai les cnfans pour leur dire que je serais curieux de savoir dans quel état se trouvaient les œufs d’autruche, ajoutant que, si l’intérieur était gâté, je ne voyais pas la nécessité de nous charger plus long-temps d’un fardeau inutile.
Fritz. Mais comment saurons-nous à quoi nous en tenir? Faudra-t-il casser les œufs, et, dans ce cas, à quoi peut servir l’eau de la marmite?
Ma Femme. Nous y plongerons les œufs, et si quelque mouvement se fait remarquer dans l’eau, qu’en faudra-t-il conclure pour la nature du contenu ?
Jack. Ah! je comprends. Mais pourquoi prendre de l’eau tiède ?
Ma Femme. Parce que l’eau froide ou bouillante amènerait infailliblement la mort du petit.»
L’épreuve eut lieu immédiatement, et elle nous donna la triste assurance que l’œuf était sans vie. Les enfans voulaient immédiatement briser la coquille ; mais je m’y opposai, en faisant observer quelle pourrait nous servir en guise de tasse ou d’écuelle.
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tète en guise de casque, de façon que la gueule béante paraît menacer l’ennemi.
Moi. Nous verrons à nous décider, lorsque j’aurai mis la dernière main à mon ouvrage. Peut-être faudra-t-il nous contenter d’en faire un nouvel ornement pour notre muséum.»
Nous ne quittâmes notre travail que pour obéir à la

